Pubblicato su France Football il 22 febbraio 2011
Juve, la rechute
Ce carton rouge, il ne l’a même pas contesté, Gigi Buffon. Parce que l’on ne nie pas l’évidence. Celle, d’abord, d’une faute de main en dehors de sa surface, sur un contre de Di Michele. Celle, plus généralement, d’une Juventus hors du coup, déjà en difficulté dans les premières minutes. La présence du gardien italien sur le terrain du Via del Mare n’aura duré qu’un peu plus de dix minutes, faites d’impuissance à observer les joueurs de Lecce déferler sur son but. Et la Juve ? On osera dire qu’elle n’a même pas foulé la pelouse tellent les Bianconeri ont été dépassé par les évènements au cours de cette rencontre à l’heure du déjeuner, avec une défense trop haute et un seule occasion de but de toute la rencontre. « Ce déplacement à Lecce est le véritable tournant de notre saison », avait souligné Gigi Del Neri avant le match. Et bien, le coach de la Juve a eu sa réponse : les Turinois ne sont pas à la hauteur ! Son équipe est capable de faire jeu égal avec les cadors de Serie A, de prendre quatre points sur six à l’Inter (0-0 à Milan, 1-0 à domicile), de battre le Milan AC (2-1) à l’automne à San Siro, mais elle pêche par continuité. Depuis le début du championnat, la Vieille Dame n’a jamais été en mesure d’aligner plus de deux victoires de rang. Inévitablement, après les succès face à Cagliari et l’Inter, elle a chuté à Lecce. Et lourdement. Car sans le manque de réalisme des attaquants adverses, elle serait reparti du Sud de l’Italie avec un véritable carton dans ses valises. Aujourd’hui, même l’Europa Ligue n’est plus une certitude…
A.F.
martedì 22 febbraio 2011
JUVE: LA RICADUTA
LA ROMA NON RISPONDE PIU'
Pubblicato su France Football il 22 febbraio 2011
La Roma ne répond plus
Une équipe qui encaisse des buts à la pelle, un entraîneur démissionnaire,des supporters furieux :le bateau giallorosso prend l’eau !
A Trigoria, on était plutôt fier d’abriter le centre d’entraînement de la Roma. Enfin, jusqu’à voilà quelques jours, quand les véhicules blindés de la police ont commencé à sillonner dans les rues de cette bourgade aux portes de la Ville Eternelle, s’installant devant les grilles du QG giallorosso pour éviter le pire. Comme samedi dernier, lorsque, à quelques heures du départ de l’équipe pour Gênes, ils étaient près de 300 ultras à se diriger vers Trigoria avec l’objectif de « mettre un gros bordel ».
300 supporters issus des groupes les plus extrémistes de la Curva Sud de l’Olimpico, munis de bombes agricoles et projectiles divers, très remontés contre les joueurs et Claudio Ranieri, l’entraîneur de la Roma. Heureusement pour eux, les forces de l’ordre, présentes en nombre,feront battre en retraite les ultras après de sérieux échauffourés.
Mais, depuis, la situation ne s’est pas arrangée et les policiers restent sur le pied de guerre. Dimanche, la Roma s’est un peu plus enlisée dans la crise et toutes les hypothèses, même les plus farfelues, circulaient dans la capitale italienne après la « prouesse » des Giallorossi sur le terrain du Genoa. Les hommes de Ranieri étant parvenus à perdre 4-3 un match qu’ils menaient trois buts à rien après cinquante minutes de jeu !
Une incroyable défaite qui venait s’ajouter à celles face à l’Inter (5-3 à San Siro) et Naples (2-0 à Rome) en Serie A, ainsi que face au Chakthior Donetsk (3-2), toujours à l’Olimpico, mercredi dernier en Ligue des Champions.
La situation est on ne peu plus critique : en ballotage défavorable pour la qualification en quarts de C1, la Roma perd pied dans la péninsule puisque au jour d’aujourd’hui, elle ne serait ni qualifiée pour la Ligue des Champions ni pour l’Europa Ligue ! Seule, maigre consolation, son billet pour la demi-finale de Coupe d’Italie, qui la verra opposée à l’Inter de Leonardo.
La présence de l’entraîneur brésilien est une certitude, celle de son collègue italien de la Roma autrement plus aléatoire… En effet, hier, lundi, bien au delà des délais de fabrication de France Football, la direction de la Roma se retrouvait à Trigoria pour un face à face avec le coach et, probablement, une partie des joueurs. Qu’allait-il se passer ? Giampaolo Montali repousserait-il la démission avancée par Ranieri après la défaite face au Genoa ? Ou bien déciderait-il, en vue du match en retard de ce mercredi à Bologne, de promouvoir Vincenzo Montella, ancien attaquant de la Roma qui entraîne cette saison l’une des équipes de jeunes du club ?
Ancien sélectionneur de l’équipe d’Italie de volley-ball, entré dans le monde du football il y a cinq ans à la Juve, Montali est celui qui actuellement tient les rènes à la Roma. Il est le dirigeant qui assure la transition pour Unicredit –cet institut bancaire contrôle la Roma en contrepartie des dettes accumulée auprès d’elle par la famille Sensi, l’ancien propriétaire- avant le rachat définitif du club romain par un groupe d’investisseurs italo-américains. Et Montali a toujours œuvré pour que Claudio Ranieri reste en place à la Roma…
Sauf que ce dernier a entamé presque entièrement son crédit.Il lui est notamment reproché les problèmes de conditions physiques de ses joueurs, incapables de tenir à la distance depuis quelques temps, ainsi qu’un manque de combattivité quasi général. Et puis, il y a les choix des joueurs, en particulier en attaque où Ranieri n’a pas hésité à envoyer sur le banc des gens comme Totti ou Menez. Voire même Marco Borriello, le meilleur buteur de l’équipe. Lors du match de C1 face à Donetsk, le garçon a été surpris par les caméras de télévision à murmurer : «il me garde sur le banc alors que j’ai inscrit 25 000 buts ! »
Et que dire des accrochages avec Totti ? Mais Ranieri ne peut apparaitre comme l’unique responsable. Des joueurs tels que Julio Sergio, Burdisso, Juan et Riise sont très loins de leur rendement de la saison passée, De Rossi n’est que l’ombre de lui même et Totti marque au compte goutte. En clair,l’édifice romain est plutôt chancelant.
Les tifosi attendent beaucoup des futurs patrons du club. Mais dans quel état ceux-ci vont-il récupérer la formation giallorossa ?
Antonio Felici
La Roma ne répond plus
Une équipe qui encaisse des buts à la pelle, un entraîneur démissionnaire,des supporters furieux :le bateau giallorosso prend l’eau !
A Trigoria, on était plutôt fier d’abriter le centre d’entraînement de la Roma. Enfin, jusqu’à voilà quelques jours, quand les véhicules blindés de la police ont commencé à sillonner dans les rues de cette bourgade aux portes de la Ville Eternelle, s’installant devant les grilles du QG giallorosso pour éviter le pire. Comme samedi dernier, lorsque, à quelques heures du départ de l’équipe pour Gênes, ils étaient près de 300 ultras à se diriger vers Trigoria avec l’objectif de « mettre un gros bordel ».
300 supporters issus des groupes les plus extrémistes de la Curva Sud de l’Olimpico, munis de bombes agricoles et projectiles divers, très remontés contre les joueurs et Claudio Ranieri, l’entraîneur de la Roma. Heureusement pour eux, les forces de l’ordre, présentes en nombre,feront battre en retraite les ultras après de sérieux échauffourés.
Mais, depuis, la situation ne s’est pas arrangée et les policiers restent sur le pied de guerre. Dimanche, la Roma s’est un peu plus enlisée dans la crise et toutes les hypothèses, même les plus farfelues, circulaient dans la capitale italienne après la « prouesse » des Giallorossi sur le terrain du Genoa. Les hommes de Ranieri étant parvenus à perdre 4-3 un match qu’ils menaient trois buts à rien après cinquante minutes de jeu !
Une incroyable défaite qui venait s’ajouter à celles face à l’Inter (5-3 à San Siro) et Naples (2-0 à Rome) en Serie A, ainsi que face au Chakthior Donetsk (3-2), toujours à l’Olimpico, mercredi dernier en Ligue des Champions.
La situation est on ne peu plus critique : en ballotage défavorable pour la qualification en quarts de C1, la Roma perd pied dans la péninsule puisque au jour d’aujourd’hui, elle ne serait ni qualifiée pour la Ligue des Champions ni pour l’Europa Ligue ! Seule, maigre consolation, son billet pour la demi-finale de Coupe d’Italie, qui la verra opposée à l’Inter de Leonardo.
La présence de l’entraîneur brésilien est une certitude, celle de son collègue italien de la Roma autrement plus aléatoire… En effet, hier, lundi, bien au delà des délais de fabrication de France Football, la direction de la Roma se retrouvait à Trigoria pour un face à face avec le coach et, probablement, une partie des joueurs. Qu’allait-il se passer ? Giampaolo Montali repousserait-il la démission avancée par Ranieri après la défaite face au Genoa ? Ou bien déciderait-il, en vue du match en retard de ce mercredi à Bologne, de promouvoir Vincenzo Montella, ancien attaquant de la Roma qui entraîne cette saison l’une des équipes de jeunes du club ?
Ancien sélectionneur de l’équipe d’Italie de volley-ball, entré dans le monde du football il y a cinq ans à la Juve, Montali est celui qui actuellement tient les rènes à la Roma. Il est le dirigeant qui assure la transition pour Unicredit –cet institut bancaire contrôle la Roma en contrepartie des dettes accumulée auprès d’elle par la famille Sensi, l’ancien propriétaire- avant le rachat définitif du club romain par un groupe d’investisseurs italo-américains. Et Montali a toujours œuvré pour que Claudio Ranieri reste en place à la Roma…
Sauf que ce dernier a entamé presque entièrement son crédit.Il lui est notamment reproché les problèmes de conditions physiques de ses joueurs, incapables de tenir à la distance depuis quelques temps, ainsi qu’un manque de combattivité quasi général. Et puis, il y a les choix des joueurs, en particulier en attaque où Ranieri n’a pas hésité à envoyer sur le banc des gens comme Totti ou Menez. Voire même Marco Borriello, le meilleur buteur de l’équipe. Lors du match de C1 face à Donetsk, le garçon a été surpris par les caméras de télévision à murmurer : «il me garde sur le banc alors que j’ai inscrit 25 000 buts ! »
Et que dire des accrochages avec Totti ? Mais Ranieri ne peut apparaitre comme l’unique responsable. Des joueurs tels que Julio Sergio, Burdisso, Juan et Riise sont très loins de leur rendement de la saison passée, De Rossi n’est que l’ombre de lui même et Totti marque au compte goutte. En clair,l’édifice romain est plutôt chancelant.
Les tifosi attendent beaucoup des futurs patrons du club. Mais dans quel état ceux-ci vont-il récupérer la formation giallorossa ?
Antonio Felici
INTER, EVITA ALL’ITALIA IL DISASTRO CHAMPIONS
Pubblicato su TS il 22 febbraio 2011
Come troppo spesso accade negli ultimi tempi, appena arriva l’ora delle coppe europee fioccano le bocciature per il nostro calcio. Ci eravamo consolati col fatto di avere piazzato tre squadre negli ottavi di finale di Champions e subito è arrivata la mazzata. In attesa di conoscere cosa farà l’Inter contro il Bayern, il raccolto delle nostre formazioni in Europa è stato a dir poco modesto. Tre gare casalinghe, un pareggio e due sconfitte. Ha sorpreso in maniera particolare la battuta d’arresto del Milan che, almeno per il momento, sembra la nostra squadra più stabile e regolare. Eppure di fronte ad un Tottenham privo di parecchi importanti titolari si è sciolto. Gli inglesi non rappresentano certo il meglio che la loro scuola calcistica possa offrire attualmente, eppure si ritrovano con mezza qualificazione in tasca. Spettacolare per rapidità e semplicità di esecuzione il contropiede che ha portato alla facile conclusione di Crouch. Il Milan, invece, è apparso volenteroso sì ma troppo sterile. A fine gara, inoltre, i rossoneri non sono riusciti nemmeno a tenere a bada i nervi con Gattuso che ha inveito in maniera plateale contro gli avversari, arrivando a dare una testata a Jordan. Episodio doppiamente disdicevole se si pensa che lo “squalo” rappresenta una vecchia gloria del Milan e che ormai è un signore di una certa età verso il quale un giovane come Gattuso dovrebbe portare rispetto. In generale, quando pensiamo a questo Milan ci torna in mente l’adagio popolare secondo il quale anche chi ha un solo occhio passa per uno che ha la vista d’aquila in un paese di orbi. Questo per dire che il suo primato sembra determinato più dalla generale mediocrità che caratterizza il nostro attuale campionato che da un suo reale strapotere. Le vittorie dei rossoneri, infatti, spesso sono stentoree e talvolta aiutate pure dalle sviste arbitrali, com’è successo nell’ultima gara contro il Chievo. Inoltre, la squadra non riesce a sfruttare al meglio un importante potenziale offensivo, anche perché a centrocampo, soprattutto in mancanza del miglior Pirlo, mancano del tutto i fini dicitori. A dimostrazione del fatto che insistere con l’acquisto di attaccanti su attaccanti potrà anche tenere buona la piazza ma non risolve il problema, ormai antico, di una rosa priva di equilibrio tecnico tra i vari reparti. Naturalmente ci auguriamo di essere smentiti dai fatti ma crediamo che solo un’impresa potrà tenere il Milan in Europa.
Con la Roma passiamo dalla padella alla brace. L’inattesa sconfitta dell’Olimpico contro lo Shakhtar ha fatto sì che i giallorossi si ritrovino con un piede e mezzo fuori dalla Champions. Anche in questo caso non si è trattato di un evento negativo sporadico. La clamorosa, pazzesca sconfitta subita domenica a Genova, culminata con le dimissioni di Ranieri, dimostra come da qualche settimana la squadra sia definitivamente allo sbando. Al di là di quelle che possono essere le spiegazioni, i giocatori appaiono lunatici, spesso scollati in campo, isterici, incapaci di dare continuità alle proprie prestazioni nell’arco dei novanta minuti. Soprattutto sono fragilissimi psicologicamente, pronti a sbracare davanti alla prima difficoltà. Vedremo cosa accadrà nei prossimi giorni, dalla guida tecnica alla reazione dei singoli. Certo è che immaginare oggi una rimonta a Donetsk appare una pia illusione. Lo Shakhtar in casa non perde da tempo immemorabile e concede agli avversari pochissimi gol. Ha chiuso al primo posto la fase a gironi. Potendo difendere il vantaggio avrà tutta la possibilità di aspettare la Roma nella propria metà campo per poi partire in contropiede con i suoi micidiali brasiliani. Al momento, ci sentiamo di dire che è più probabile che la Roma vada incontro ad un’altra debacle. Per carità, da italiani abbiamo il dovere di coltivare la speranza e la squadra farà bene a provare l’impresa. Le aspettative, però, sono proprio ai minimi termini.
Delle italiane, l’unica che ha salvato la faccia è stato il Napoli. Per carità, non è che abbia messo sotto il Villarreal. Però almeno ha provato a fare qualcosa di più degli avversari e lo 0-0 finale lascia intatte le possibilità di qualificazione al turno successivo di Europa League. Al momento le ambizioni italiane sono riposte sull’Inter. Ma anche qui non c’è da essere troppo ottimisti. Con Leonardo in panchina la squadra vince con una certa regolarità, anche se per battere il Cagliari ha avuto bisogno di un gol in fuorigioco di Ranocchia. Ma, cosa assai pericolosa in campo internazionale, concede molto agli avversari. Il Cagliari a S.Siro non ha segnato ma ad un certo punto è riuscito per molti minuti a schiacciare l’Inter nella sua metà campo. Una squadra con questi difetti non è detto che riesca a spuntarla contro il Bayern. I tedeschi, infatti, sono tutta un’altra cosa rispetto a quella disastrosa di inizio stagione che ha dovuto fare a meno di Robben e Ribery. Inoltre, non potendo più vincere la Bundesliga concentreranno tutti i loro sforzi nella Champions. Senza contare che devono vendicare la sconfitta patita in finale nel maggio scorso proprio contro l’Inter. Da italiani incrociamo le dita, ma anche l’Inter rischia grosso.
Come troppo spesso accade negli ultimi tempi, appena arriva l’ora delle coppe europee fioccano le bocciature per il nostro calcio. Ci eravamo consolati col fatto di avere piazzato tre squadre negli ottavi di finale di Champions e subito è arrivata la mazzata. In attesa di conoscere cosa farà l’Inter contro il Bayern, il raccolto delle nostre formazioni in Europa è stato a dir poco modesto. Tre gare casalinghe, un pareggio e due sconfitte. Ha sorpreso in maniera particolare la battuta d’arresto del Milan che, almeno per il momento, sembra la nostra squadra più stabile e regolare. Eppure di fronte ad un Tottenham privo di parecchi importanti titolari si è sciolto. Gli inglesi non rappresentano certo il meglio che la loro scuola calcistica possa offrire attualmente, eppure si ritrovano con mezza qualificazione in tasca. Spettacolare per rapidità e semplicità di esecuzione il contropiede che ha portato alla facile conclusione di Crouch. Il Milan, invece, è apparso volenteroso sì ma troppo sterile. A fine gara, inoltre, i rossoneri non sono riusciti nemmeno a tenere a bada i nervi con Gattuso che ha inveito in maniera plateale contro gli avversari, arrivando a dare una testata a Jordan. Episodio doppiamente disdicevole se si pensa che lo “squalo” rappresenta una vecchia gloria del Milan e che ormai è un signore di una certa età verso il quale un giovane come Gattuso dovrebbe portare rispetto. In generale, quando pensiamo a questo Milan ci torna in mente l’adagio popolare secondo il quale anche chi ha un solo occhio passa per uno che ha la vista d’aquila in un paese di orbi. Questo per dire che il suo primato sembra determinato più dalla generale mediocrità che caratterizza il nostro attuale campionato che da un suo reale strapotere. Le vittorie dei rossoneri, infatti, spesso sono stentoree e talvolta aiutate pure dalle sviste arbitrali, com’è successo nell’ultima gara contro il Chievo. Inoltre, la squadra non riesce a sfruttare al meglio un importante potenziale offensivo, anche perché a centrocampo, soprattutto in mancanza del miglior Pirlo, mancano del tutto i fini dicitori. A dimostrazione del fatto che insistere con l’acquisto di attaccanti su attaccanti potrà anche tenere buona la piazza ma non risolve il problema, ormai antico, di una rosa priva di equilibrio tecnico tra i vari reparti. Naturalmente ci auguriamo di essere smentiti dai fatti ma crediamo che solo un’impresa potrà tenere il Milan in Europa.
Con la Roma passiamo dalla padella alla brace. L’inattesa sconfitta dell’Olimpico contro lo Shakhtar ha fatto sì che i giallorossi si ritrovino con un piede e mezzo fuori dalla Champions. Anche in questo caso non si è trattato di un evento negativo sporadico. La clamorosa, pazzesca sconfitta subita domenica a Genova, culminata con le dimissioni di Ranieri, dimostra come da qualche settimana la squadra sia definitivamente allo sbando. Al di là di quelle che possono essere le spiegazioni, i giocatori appaiono lunatici, spesso scollati in campo, isterici, incapaci di dare continuità alle proprie prestazioni nell’arco dei novanta minuti. Soprattutto sono fragilissimi psicologicamente, pronti a sbracare davanti alla prima difficoltà. Vedremo cosa accadrà nei prossimi giorni, dalla guida tecnica alla reazione dei singoli. Certo è che immaginare oggi una rimonta a Donetsk appare una pia illusione. Lo Shakhtar in casa non perde da tempo immemorabile e concede agli avversari pochissimi gol. Ha chiuso al primo posto la fase a gironi. Potendo difendere il vantaggio avrà tutta la possibilità di aspettare la Roma nella propria metà campo per poi partire in contropiede con i suoi micidiali brasiliani. Al momento, ci sentiamo di dire che è più probabile che la Roma vada incontro ad un’altra debacle. Per carità, da italiani abbiamo il dovere di coltivare la speranza e la squadra farà bene a provare l’impresa. Le aspettative, però, sono proprio ai minimi termini.
Delle italiane, l’unica che ha salvato la faccia è stato il Napoli. Per carità, non è che abbia messo sotto il Villarreal. Però almeno ha provato a fare qualcosa di più degli avversari e lo 0-0 finale lascia intatte le possibilità di qualificazione al turno successivo di Europa League. Al momento le ambizioni italiane sono riposte sull’Inter. Ma anche qui non c’è da essere troppo ottimisti. Con Leonardo in panchina la squadra vince con una certa regolarità, anche se per battere il Cagliari ha avuto bisogno di un gol in fuorigioco di Ranocchia. Ma, cosa assai pericolosa in campo internazionale, concede molto agli avversari. Il Cagliari a S.Siro non ha segnato ma ad un certo punto è riuscito per molti minuti a schiacciare l’Inter nella sua metà campo. Una squadra con questi difetti non è detto che riesca a spuntarla contro il Bayern. I tedeschi, infatti, sono tutta un’altra cosa rispetto a quella disastrosa di inizio stagione che ha dovuto fare a meno di Robben e Ribery. Inoltre, non potendo più vincere la Bundesliga concentreranno tutti i loro sforzi nella Champions. Senza contare che devono vendicare la sconfitta patita in finale nel maggio scorso proprio contro l’Inter. Da italiani incrociamo le dita, ma anche l’Inter rischia grosso.
lunedì 21 febbraio 2011
SPECIALE TS: SPETTATORI IN CALO. SOLO L'INTER RIEMPIE LO STADIO
Pubblicato su TS il 19 febbraio 2011
Nelle scorse settimane la Lega Calcio ha reso noti i dati relativi ai trend degli spettatori negli stadi di serie A, relativamente alle gare del girone di andata. Se ci si limita all’analisi delle sole informazioni della prima metà della stagione, scopriamo che i numeri sono sostanzialmente stabili rispetto alla stagione 2009-10 e in calo rispetto al 2008-09. Negli stadi della massima serie si sono accomodati in media 23.092 spettatori, contro i 23.084 della passata stagione e i 24.269 di due campionati fa. Il risultato migliore è quello fatto registrare dalla giornata numero dieci, in programma il 7 novembre scorso: 28.841. Quello peggiore i 18.928 spettatori di media della giornata numero sedici disputata il 12 dicembre.
Prendendo in esame le singole squadre, quella che ha riempito sistematicamente lo stadio è l’Inter. I tifosi nerazzurri sono stati vicino alla squadra in 63.363, una media decisamente ragguardevole, oseremmo dire d’altri tempi. Al secondo posto, ma parecchio distante, il Milan con 46.842 spettatori di media. A seguire il Napoli con 43.596. Chi ha perso davvero molto pubblico rispetto al recente passato è la Roma che solo una stagione orsono faceva una media superiore alle quarantamila unità, mentre nel girone d’andata di quest’anno deve accontentarsi di una media di appena 31.557 spettatori. Meno di duecento in più rispetto alla Lazio, tradizionalmente caratterizzata da una tifoseria meno calda. Davvero uno smacco per il popolo giallorosso, diventato improvvisamente freddo nei confronti dei propri beniamini. Una buna media, considerando anche la non eccessiva capienza del Barbera, la fa registrare il Palermo con 26.274 spettatori, seguito da Genoa e Sampdoria separati soltanto da mille unità: 23.556 contro 22.343. In netto calo anche gli spettatori della Fiorentina (22.078) e quelli della Juventus scesi a poco meno di ventiduemila. In coda alla classifica, nonostante non assaggino il sapore della serie A con regolarità, Brescia e Lecce, le cui medie di spettatori sono a dir poco desolanti: 9.111 e 8.758. Tutto sommato va bene al Chievo che, nonostante rappresenti soltanto un quartiere di Verona, resiste con i suoi 12.045 spettatori medi e riesce ad evitare l’ultimo posto in questa speciale classifica.
Ancora più significativo del numero di presenze è la percentuale di occupazione degli stadi di serie A. Anche in questo caso a prevalere è l’Inter che, nonostante giochi nell’impianto italiano più capiente, lo occupa per il 79,19%. Viene rivalutato il dato della Juventus che copre comunque il 78,55% dei posti disponibili. Dati molto buoni anche per Napoli (72,37%), Palermo (71,35%), Cagliari (65,03%) e Genoa (64,42%). Così così il Milan che riesce a riempire S.Siro per poco più della metà dei posti disponibili: 58,54%. Tra i dati peggiori, naturalmente, quelli di Roma e Lazio che non riescono a coprire neppure il quaranta per cento dei posti che l’Olimpico mette loro a disposizione. In coda alla classifica il Lecce col 25,85%.
Vale la pena di dare un’occhiata anche agli ultimi dati completi disponibili, ossia quelli relativi alla stagione 2009-10. Si sono raggiunti, nel complesso, 9.642.640 spettatori, oltre 250 mila in più rispetto alla stagione precedente che aveva già fatto registrare un notevole incremento. Rispetto al dato del 2007-08 siamo quasi a un milione di presenze in più (allora erano state 8.775.883). Mediamente 25.375 spettatori hanno assistito a ciascuna partita, contro i 24.717 della stagione precedente e i 23.094 di quella ancora prima. Il top è stato raggiunto alla penultima giornata, disputata il 9 maggio scorso, con una media di ben 34.128 spettatori. Passando ai singoli club, troviamo qualche sorpresa. A guidare la graduatoria è sempre l’Inter che ha centrato una media spettatori che sfiora le 56 mila unità. In seconda posizione il Napoli con 47 mila. Solo terzo il Milan con meno di 43 mila. Tutto sommato deludente anche l’ultimo risultato complessivo stagionale della Roma che in media è stata vista da poco meno di 41 mila spettatori. In altri tempi le cifre erano decisamente superiori ma, come abbiamo visto a proposito del parziale di metà 2010-11, il dato è destinato a peggiorare drammaticamente a fine stagione. In coda alla graduatoria troviamo il Livorno che ha fatto registrare poco più di 10 mila spettatori a partita.
Il prossimo maggio, come di consueto, la Lega Calcio renderà disponibili anche i dati relativi al girone di ritorno, quindi quelli complessivi del 2010-11. A quel punto sarà tempo di fare bilanci conclusivi e sarà possibile capire se il trend che vede gli spettatori da stadio in leggero miglioramento negli ultimi anni sarà confermato o meno. Resta il fatto che il nostro calcio rimane assai lontano dai fasti degli anni ’80 e ’90 e che il recente stop alla legge sugli stadi rende di fatto impossibile sperare di recuperare tutto il terreno perduto, se non nel lunghissimo periodo.
Nelle scorse settimane la Lega Calcio ha reso noti i dati relativi ai trend degli spettatori negli stadi di serie A, relativamente alle gare del girone di andata. Se ci si limita all’analisi delle sole informazioni della prima metà della stagione, scopriamo che i numeri sono sostanzialmente stabili rispetto alla stagione 2009-10 e in calo rispetto al 2008-09. Negli stadi della massima serie si sono accomodati in media 23.092 spettatori, contro i 23.084 della passata stagione e i 24.269 di due campionati fa. Il risultato migliore è quello fatto registrare dalla giornata numero dieci, in programma il 7 novembre scorso: 28.841. Quello peggiore i 18.928 spettatori di media della giornata numero sedici disputata il 12 dicembre.
Prendendo in esame le singole squadre, quella che ha riempito sistematicamente lo stadio è l’Inter. I tifosi nerazzurri sono stati vicino alla squadra in 63.363, una media decisamente ragguardevole, oseremmo dire d’altri tempi. Al secondo posto, ma parecchio distante, il Milan con 46.842 spettatori di media. A seguire il Napoli con 43.596. Chi ha perso davvero molto pubblico rispetto al recente passato è la Roma che solo una stagione orsono faceva una media superiore alle quarantamila unità, mentre nel girone d’andata di quest’anno deve accontentarsi di una media di appena 31.557 spettatori. Meno di duecento in più rispetto alla Lazio, tradizionalmente caratterizzata da una tifoseria meno calda. Davvero uno smacco per il popolo giallorosso, diventato improvvisamente freddo nei confronti dei propri beniamini. Una buna media, considerando anche la non eccessiva capienza del Barbera, la fa registrare il Palermo con 26.274 spettatori, seguito da Genoa e Sampdoria separati soltanto da mille unità: 23.556 contro 22.343. In netto calo anche gli spettatori della Fiorentina (22.078) e quelli della Juventus scesi a poco meno di ventiduemila. In coda alla classifica, nonostante non assaggino il sapore della serie A con regolarità, Brescia e Lecce, le cui medie di spettatori sono a dir poco desolanti: 9.111 e 8.758. Tutto sommato va bene al Chievo che, nonostante rappresenti soltanto un quartiere di Verona, resiste con i suoi 12.045 spettatori medi e riesce ad evitare l’ultimo posto in questa speciale classifica.
Ancora più significativo del numero di presenze è la percentuale di occupazione degli stadi di serie A. Anche in questo caso a prevalere è l’Inter che, nonostante giochi nell’impianto italiano più capiente, lo occupa per il 79,19%. Viene rivalutato il dato della Juventus che copre comunque il 78,55% dei posti disponibili. Dati molto buoni anche per Napoli (72,37%), Palermo (71,35%), Cagliari (65,03%) e Genoa (64,42%). Così così il Milan che riesce a riempire S.Siro per poco più della metà dei posti disponibili: 58,54%. Tra i dati peggiori, naturalmente, quelli di Roma e Lazio che non riescono a coprire neppure il quaranta per cento dei posti che l’Olimpico mette loro a disposizione. In coda alla classifica il Lecce col 25,85%.
Vale la pena di dare un’occhiata anche agli ultimi dati completi disponibili, ossia quelli relativi alla stagione 2009-10. Si sono raggiunti, nel complesso, 9.642.640 spettatori, oltre 250 mila in più rispetto alla stagione precedente che aveva già fatto registrare un notevole incremento. Rispetto al dato del 2007-08 siamo quasi a un milione di presenze in più (allora erano state 8.775.883). Mediamente 25.375 spettatori hanno assistito a ciascuna partita, contro i 24.717 della stagione precedente e i 23.094 di quella ancora prima. Il top è stato raggiunto alla penultima giornata, disputata il 9 maggio scorso, con una media di ben 34.128 spettatori. Passando ai singoli club, troviamo qualche sorpresa. A guidare la graduatoria è sempre l’Inter che ha centrato una media spettatori che sfiora le 56 mila unità. In seconda posizione il Napoli con 47 mila. Solo terzo il Milan con meno di 43 mila. Tutto sommato deludente anche l’ultimo risultato complessivo stagionale della Roma che in media è stata vista da poco meno di 41 mila spettatori. In altri tempi le cifre erano decisamente superiori ma, come abbiamo visto a proposito del parziale di metà 2010-11, il dato è destinato a peggiorare drammaticamente a fine stagione. In coda alla graduatoria troviamo il Livorno che ha fatto registrare poco più di 10 mila spettatori a partita.
Il prossimo maggio, come di consueto, la Lega Calcio renderà disponibili anche i dati relativi al girone di ritorno, quindi quelli complessivi del 2010-11. A quel punto sarà tempo di fare bilanci conclusivi e sarà possibile capire se il trend che vede gli spettatori da stadio in leggero miglioramento negli ultimi anni sarà confermato o meno. Resta il fatto che il nostro calcio rimane assai lontano dai fasti degli anni ’80 e ’90 e che il recente stop alla legge sugli stadi rende di fatto impossibile sperare di recuperare tutto il terreno perduto, se non nel lunghissimo periodo.
mercoledì 16 febbraio 2011
ALLA ROMA RESTA SOLO LA CHAMPIONS
Pubblicato su TS il 15 febbraio 2011
La classifica della Roma è diventata impietosa. I punti di ritardo rispetto alla testa della classifica sono diventati tredici. La stessa zona Champions si allontana sempre di più. Inutile girarci attorno: la clamorosa e meritata sconfitta contro il Napoli ha cancellato qualsiasi ambizione scudetto. Se consideriamo che nella scorsa stagione la squadra è arrivata seconda ed ha sfiorato la vittoria del titolo, ricordando che in estate la rosa è stata potenziata con l’arrivo di un forte Borriello, siamo di fronte ad un chiaro fallimento. Con la rosa a sua disposizione Ranieri non poteva fare peggio dell’anno passato. Invece è accaduto. A meno che non si verifichi un inatteso exploit in Champions o una vittoria in Coppa Italia, la stagione già oggi può essere considerata fallimentare.
Naturalmente in cima al banco degli imputati non possiamo che mettere il tecnico. Appena arrivato alla guida della Roma Ranieri era riuscito in poco tempo a compattare il gruppo e a dargli grandi motivazioni. Questa volta non c’è riuscito. La squadra appare spesso svagata, poco motivata, priva di quella grinta necessaria per imporsi in un campionato come quello italiano. Inoltre, a dispetto delle polemiche risposte riservate puntualmente ai giornalisti, appare evidente come la squadra sia preparata male fisicamente, regolarmente sovrastata sul piano atletico da ogni genere di avversario. Poi ci sono le scelte tecniche, in tanti casi discutibili. Prendiamo la gara col Napoli. Non era sbagliata l’idea di rinforzare il centrocampo utilizzando Taddei, soprattutto in considerazione della grande massa che il Napoli è costantemente in grado di creare in quel reparto. Sbagliato è stato lasciare contemporaneamente in panchina Totti e Menez. Il motivo è semplice. Non avendo la Roma di Ranieri una specifica organizzazione di gioco, le uniche fonti di ispirazione della manovra sono Pizarro e Totti. In parte anche Menez, non perché crei gioco ma per gli spazi che riesce ad aprire con le sue accelerazioni. Assente da tempo Pizarro per infortunio, uno tra Totti e Menez andava schierato. Senza nemmeno uno dei due, la squadra si è ritrovata senza alcuna ispirazione e le sue sporadiche iniziative sono state affidate al caso. Né è servito rispolverare Totti nei minuti finali, quando l’inerzia della gara era ormai segnata. Il Napoli, al contrario, un’organizzazione di gioco ce l’ha, anche se gli interpreti non sono tutti sopraffini. Compensa questa lacuna con la corsa e la grinta. Tutte caratteristiche sconosciute alla Roma di quest’anno. Sono capi di imputazione, questi, tutti a carico di Ranieri.
Naturalmente il tecnico non è l’unico responsabile. Qualche giocatore ci ha messo del suo. Julio Sergio, Burdisso, Juan e Riise sono molto lontani dal rendimento dell’anno scorso. Pizarro è mancato a lungo. Lo stesso Totti, a dispetto di un’ottima condizione fisica, quest’anno fa fatica a fare gol. Ma a parte la squadra, sul cui rendimento pesano anche le difficoltà che affievoliscono l’entusiasmo, l’altro grande colpevole è la società. Com’è noto questa vive un momento di transizione. Sostenere che le notizie relative al prossimo passaggio dalla famiglia Sensi al gruppo americano di Di Benedetto non abbiano un’influenza è una pia illusione. Alla fine della gara col Napoli Montali è stato chiaro. Il fatto che i giornali scrivano che lui è l’unico dirigente destinato a rimanere con la nuova dirigenza lo sta mettendo in difficoltà con i suoi colleghi di scrivania. La dirigenza nella sua interezza, compresa Rosella Sensi, oggi sembrano più preoccupati dei propri destini futuri che dei programmi immediati. Non è un’illazione. Le conseguenze sono sotto gli occhi di tutti. Prendete il caso Adriano. Chi ha deciso di farlo giocare a tutti i costi a Milano prima di Natale quando s’era sparsa la voce di un suo ritorno in Brasile, volendolo trattenere a tutti i costi? E soprattutto, perché? E ancora, chi non ha approfittato delle sue ultime disavventure brasiliane per risolvere definitivamente un rapporto mai nato? Mistero. D’altronde a fine partita Simone Perrotta l’ha detto: in certi casi servirebbe avere alle spalle una società. Più chiaro di così! In tutto questo, Rosella Sensi continua ad incontrare senza soluzione di continuità Gianni Letta e tra qualche settimana si aprirà la questione della successione di Maurizio Beretta in Lega Calcio. E si dice che la società non c’entra!
A questo punto, le speranze della Roma sono tutte rivolte alla Champions. Sul piano tecnico ci sarebbero i motivi per essere moderatamente ottimisti. Lo Shakhtar disputerà domani sera la prima gara ufficiale del 2011 ed avrà ancora i muscoli imballati. Difficile che possa correre come ha fatto il Napoli. Inoltre, la gara dovrebbe disputarsi soprattutto sul piano della tecnica, essendo gli uomini di Lucescu, dalla cintola in su, praticamente tutti brasiliani. Certo la Roma dovrà guardarsi allo specchio e decidere se dare o meno un senso a questa stagione. Una cosa è certa, infatti: a dispetto della bontà del sorteggio, la squadra vista nelle ultime giornate di campionato può tranquillamente perdere anche con questo Shakhtar.
La classifica della Roma è diventata impietosa. I punti di ritardo rispetto alla testa della classifica sono diventati tredici. La stessa zona Champions si allontana sempre di più. Inutile girarci attorno: la clamorosa e meritata sconfitta contro il Napoli ha cancellato qualsiasi ambizione scudetto. Se consideriamo che nella scorsa stagione la squadra è arrivata seconda ed ha sfiorato la vittoria del titolo, ricordando che in estate la rosa è stata potenziata con l’arrivo di un forte Borriello, siamo di fronte ad un chiaro fallimento. Con la rosa a sua disposizione Ranieri non poteva fare peggio dell’anno passato. Invece è accaduto. A meno che non si verifichi un inatteso exploit in Champions o una vittoria in Coppa Italia, la stagione già oggi può essere considerata fallimentare.
Naturalmente in cima al banco degli imputati non possiamo che mettere il tecnico. Appena arrivato alla guida della Roma Ranieri era riuscito in poco tempo a compattare il gruppo e a dargli grandi motivazioni. Questa volta non c’è riuscito. La squadra appare spesso svagata, poco motivata, priva di quella grinta necessaria per imporsi in un campionato come quello italiano. Inoltre, a dispetto delle polemiche risposte riservate puntualmente ai giornalisti, appare evidente come la squadra sia preparata male fisicamente, regolarmente sovrastata sul piano atletico da ogni genere di avversario. Poi ci sono le scelte tecniche, in tanti casi discutibili. Prendiamo la gara col Napoli. Non era sbagliata l’idea di rinforzare il centrocampo utilizzando Taddei, soprattutto in considerazione della grande massa che il Napoli è costantemente in grado di creare in quel reparto. Sbagliato è stato lasciare contemporaneamente in panchina Totti e Menez. Il motivo è semplice. Non avendo la Roma di Ranieri una specifica organizzazione di gioco, le uniche fonti di ispirazione della manovra sono Pizarro e Totti. In parte anche Menez, non perché crei gioco ma per gli spazi che riesce ad aprire con le sue accelerazioni. Assente da tempo Pizarro per infortunio, uno tra Totti e Menez andava schierato. Senza nemmeno uno dei due, la squadra si è ritrovata senza alcuna ispirazione e le sue sporadiche iniziative sono state affidate al caso. Né è servito rispolverare Totti nei minuti finali, quando l’inerzia della gara era ormai segnata. Il Napoli, al contrario, un’organizzazione di gioco ce l’ha, anche se gli interpreti non sono tutti sopraffini. Compensa questa lacuna con la corsa e la grinta. Tutte caratteristiche sconosciute alla Roma di quest’anno. Sono capi di imputazione, questi, tutti a carico di Ranieri.
Naturalmente il tecnico non è l’unico responsabile. Qualche giocatore ci ha messo del suo. Julio Sergio, Burdisso, Juan e Riise sono molto lontani dal rendimento dell’anno scorso. Pizarro è mancato a lungo. Lo stesso Totti, a dispetto di un’ottima condizione fisica, quest’anno fa fatica a fare gol. Ma a parte la squadra, sul cui rendimento pesano anche le difficoltà che affievoliscono l’entusiasmo, l’altro grande colpevole è la società. Com’è noto questa vive un momento di transizione. Sostenere che le notizie relative al prossimo passaggio dalla famiglia Sensi al gruppo americano di Di Benedetto non abbiano un’influenza è una pia illusione. Alla fine della gara col Napoli Montali è stato chiaro. Il fatto che i giornali scrivano che lui è l’unico dirigente destinato a rimanere con la nuova dirigenza lo sta mettendo in difficoltà con i suoi colleghi di scrivania. La dirigenza nella sua interezza, compresa Rosella Sensi, oggi sembrano più preoccupati dei propri destini futuri che dei programmi immediati. Non è un’illazione. Le conseguenze sono sotto gli occhi di tutti. Prendete il caso Adriano. Chi ha deciso di farlo giocare a tutti i costi a Milano prima di Natale quando s’era sparsa la voce di un suo ritorno in Brasile, volendolo trattenere a tutti i costi? E soprattutto, perché? E ancora, chi non ha approfittato delle sue ultime disavventure brasiliane per risolvere definitivamente un rapporto mai nato? Mistero. D’altronde a fine partita Simone Perrotta l’ha detto: in certi casi servirebbe avere alle spalle una società. Più chiaro di così! In tutto questo, Rosella Sensi continua ad incontrare senza soluzione di continuità Gianni Letta e tra qualche settimana si aprirà la questione della successione di Maurizio Beretta in Lega Calcio. E si dice che la società non c’entra!
A questo punto, le speranze della Roma sono tutte rivolte alla Champions. Sul piano tecnico ci sarebbero i motivi per essere moderatamente ottimisti. Lo Shakhtar disputerà domani sera la prima gara ufficiale del 2011 ed avrà ancora i muscoli imballati. Difficile che possa correre come ha fatto il Napoli. Inoltre, la gara dovrebbe disputarsi soprattutto sul piano della tecnica, essendo gli uomini di Lucescu, dalla cintola in su, praticamente tutti brasiliani. Certo la Roma dovrà guardarsi allo specchio e decidere se dare o meno un senso a questa stagione. Una cosa è certa, infatti: a dispetto della bontà del sorteggio, la squadra vista nelle ultime giornate di campionato può tranquillamente perdere anche con questo Shakhtar.
martedì 8 febbraio 2011
OCCHIO MILAN L’INTER E’ GIA’ ALLE SPALLE
Pubblicato su TS l'8 febbraio 2011
L’Inter ha messo la freccia. Dopo la scoppiettante vittoria contro la Roma la squadra ora diretta dal brasiliano Leonardo si è introdotta nella corsia di sorpasso e punta a raggiungere il Milan. I numeri sono dalla sua parte. In caso di successo nel recupero contro la Fiorentina i punti di ritardo nei confronti dei cugini scenderebbero a due, con la prospettiva di disputare ancora il derby. Insomma, si ha quasi la sensazione che Leonardo sia riuscito nell’impresa di far sì che il Milan sia la maggiore antagonista dell’Inter per il titolo non viceversa. L’avevamo scritto subito dopo Natale: la vera favorita per lo scudetto potrebbe essere ancora l’Inter. I fatti ci stanno dando ragione.
La vittoria nello scontro diretto contro la Roma è stata meno semplice di quanto non possa sembrare a prima vista. Nel primo tempo il risultato più giusto sarebbe stato il pareggio, magari un 2-2, ma la Roma è stata sprecona e Julio Cesar formidabile. Nella ripresa la svolta è stata l’espulsione di Burdisso con annesso calcio di rigore, anche se nel finale, prima del definitivo 5-3, la Roma ha sfiorato una clamorosa rimonta. Per Leonardo, oltre i tre punti, molte le note liete. Un Julio Cesar ritrovato ai massimi livelli, i neoacquisti Pazzini e Kharja subito decisivi, un Eto’o sempre devastante. Va detto che, a differenza dell’Inter versione Benitez e soprattutto Mourinho, la squadra ora concede molto di più agli avversari. Questo, però, le permette anche maggiore libertà in attacco, reparto che non perde mai una caratteristica fondamentale per vincere: la praticità. Adesso è attesa dalla dura trasferta di Torino contro la Juventus: dovesse uscirne indenne le si dispiegherebbero, nelle giornate successive, delle praterie per cercare di riprendere il Milan.
Nonostante un bel primo tempo, dalla trasferta di Milano esce pesantemente ridimensionata la Roma. Attualmente è malinconicamente settima e si vedrà costretta a vincere a tutti i costi il recupero contro il Bologna per cercare di non perdere contatto con la zona Champions. Una situazione inattesa per una squadra che era partita per lottare per il titolo alla pari con Inter e Milan. A S.Siro era priva di Totti, ma ha schierato comunque un sontuoso tridente Menez-Vucinic-Borriello. I tre hanno creato molto nella prima frazione ma, complici le parate di Julio Cesar, hanno anche sprecato molto. La sconfitta è da addebitare, oltre allo scarso cinismo di calciatori abituati troppo spesso a specchiarsi, al rendimento scadente di alcuni singoli quali il portiere Julio Sergio e Riise. Decisivo ora sarà il big-match contro il Napoli in programma all’Olimpico. In caso di mancato successo potrebbe diventare un problema anche agganciare il terzo posto a fine stagione. Non sarebbe un bel biglietto da visita per quelli che sembrano essere destinati a diventare i nuovi proprietari del club: gli americani. Di Benedetto e soci preferirebbero ritrovarsi con una proprietà rivalutata dal palcoscenico europeo, in modo da cominciare la loro avventura solo con pochi ritocchi, invece di attuare un costoso repulisti.
Il fatto che la vetta della classifica abbia un inquilino provvisorio è da ricercarsi nel cammino assai lento del Milan, giunto al secondo pareggio consecutivo. A Genova ha sprecato una buona occasione, facendosi rimontare una volta in vantaggio. La sensazione resta sempre la stessa. Allegri sta facendo un buon lavoro ma la rosa non è ricchissima ed è mal distribuita. In attacco è di qualità molto elevata, soprattutto dopo l’arrivo di Cassano che può compensare qualche amnesia di Pato. A centrocampo, specialmente quando manca Pirlo, è scadente. Pure la difesa avrebbe bisogno di rinforzi di grande qualità. Non a caso Galliani resta alla finestra in attesa di capire se potrà portare a Milanello Philippe Mexès, per il quale avrebbe già pronto un contratto di quattro milioni netti, oltre ad un altro milione di premi. La sensazione che abbiamo è che quando l’Inter deciderà di scatenare l’allungo vincente, difficilmente i rossoneri riusciranno a contrastarli.
Un’ultima citazione la merita la Juventus. Una settimana fa avevamo parlato di un progetto, quello di Andrea Agnelli, al limite del fallimento. All’ultimo istante di mercato di riparazione è finalmente arrivato Matri che, guarda caso, ha potuto essere schierato subito nella sua Cagliari. E’ stato proprio lui a siglare le reti decisive per il ritorno al successo bianconero. Il quarto posto adesso è a quattro punti, dunque ancora raggiungibile, viste le tante partite ancora a disposizione. Solo che Delneri dovrà cercare la quadratura del cerchio, sfruttando al massimo il nuovo arrivo, ma soprattutto dando un assetto alla squadra tale da garantire una certa continuità di risultati. Se il successo di Cagliari sarà effimero oppure segnerà l’inizio della riscossa lo vedremo tra qualche giorno contro l’Inter. Certo è che un club del prestigio della Juventus non può permettersi di rimanere fuori dalla zona Champions.
L’Inter ha messo la freccia. Dopo la scoppiettante vittoria contro la Roma la squadra ora diretta dal brasiliano Leonardo si è introdotta nella corsia di sorpasso e punta a raggiungere il Milan. I numeri sono dalla sua parte. In caso di successo nel recupero contro la Fiorentina i punti di ritardo nei confronti dei cugini scenderebbero a due, con la prospettiva di disputare ancora il derby. Insomma, si ha quasi la sensazione che Leonardo sia riuscito nell’impresa di far sì che il Milan sia la maggiore antagonista dell’Inter per il titolo non viceversa. L’avevamo scritto subito dopo Natale: la vera favorita per lo scudetto potrebbe essere ancora l’Inter. I fatti ci stanno dando ragione.
La vittoria nello scontro diretto contro la Roma è stata meno semplice di quanto non possa sembrare a prima vista. Nel primo tempo il risultato più giusto sarebbe stato il pareggio, magari un 2-2, ma la Roma è stata sprecona e Julio Cesar formidabile. Nella ripresa la svolta è stata l’espulsione di Burdisso con annesso calcio di rigore, anche se nel finale, prima del definitivo 5-3, la Roma ha sfiorato una clamorosa rimonta. Per Leonardo, oltre i tre punti, molte le note liete. Un Julio Cesar ritrovato ai massimi livelli, i neoacquisti Pazzini e Kharja subito decisivi, un Eto’o sempre devastante. Va detto che, a differenza dell’Inter versione Benitez e soprattutto Mourinho, la squadra ora concede molto di più agli avversari. Questo, però, le permette anche maggiore libertà in attacco, reparto che non perde mai una caratteristica fondamentale per vincere: la praticità. Adesso è attesa dalla dura trasferta di Torino contro la Juventus: dovesse uscirne indenne le si dispiegherebbero, nelle giornate successive, delle praterie per cercare di riprendere il Milan.
Nonostante un bel primo tempo, dalla trasferta di Milano esce pesantemente ridimensionata la Roma. Attualmente è malinconicamente settima e si vedrà costretta a vincere a tutti i costi il recupero contro il Bologna per cercare di non perdere contatto con la zona Champions. Una situazione inattesa per una squadra che era partita per lottare per il titolo alla pari con Inter e Milan. A S.Siro era priva di Totti, ma ha schierato comunque un sontuoso tridente Menez-Vucinic-Borriello. I tre hanno creato molto nella prima frazione ma, complici le parate di Julio Cesar, hanno anche sprecato molto. La sconfitta è da addebitare, oltre allo scarso cinismo di calciatori abituati troppo spesso a specchiarsi, al rendimento scadente di alcuni singoli quali il portiere Julio Sergio e Riise. Decisivo ora sarà il big-match contro il Napoli in programma all’Olimpico. In caso di mancato successo potrebbe diventare un problema anche agganciare il terzo posto a fine stagione. Non sarebbe un bel biglietto da visita per quelli che sembrano essere destinati a diventare i nuovi proprietari del club: gli americani. Di Benedetto e soci preferirebbero ritrovarsi con una proprietà rivalutata dal palcoscenico europeo, in modo da cominciare la loro avventura solo con pochi ritocchi, invece di attuare un costoso repulisti.
Il fatto che la vetta della classifica abbia un inquilino provvisorio è da ricercarsi nel cammino assai lento del Milan, giunto al secondo pareggio consecutivo. A Genova ha sprecato una buona occasione, facendosi rimontare una volta in vantaggio. La sensazione resta sempre la stessa. Allegri sta facendo un buon lavoro ma la rosa non è ricchissima ed è mal distribuita. In attacco è di qualità molto elevata, soprattutto dopo l’arrivo di Cassano che può compensare qualche amnesia di Pato. A centrocampo, specialmente quando manca Pirlo, è scadente. Pure la difesa avrebbe bisogno di rinforzi di grande qualità. Non a caso Galliani resta alla finestra in attesa di capire se potrà portare a Milanello Philippe Mexès, per il quale avrebbe già pronto un contratto di quattro milioni netti, oltre ad un altro milione di premi. La sensazione che abbiamo è che quando l’Inter deciderà di scatenare l’allungo vincente, difficilmente i rossoneri riusciranno a contrastarli.
Un’ultima citazione la merita la Juventus. Una settimana fa avevamo parlato di un progetto, quello di Andrea Agnelli, al limite del fallimento. All’ultimo istante di mercato di riparazione è finalmente arrivato Matri che, guarda caso, ha potuto essere schierato subito nella sua Cagliari. E’ stato proprio lui a siglare le reti decisive per il ritorno al successo bianconero. Il quarto posto adesso è a quattro punti, dunque ancora raggiungibile, viste le tante partite ancora a disposizione. Solo che Delneri dovrà cercare la quadratura del cerchio, sfruttando al massimo il nuovo arrivo, ma soprattutto dando un assetto alla squadra tale da garantire una certa continuità di risultati. Se il successo di Cagliari sarà effimero oppure segnerà l’inizio della riscossa lo vedremo tra qualche giorno contro l’Inter. Certo è che un club del prestigio della Juventus non può permettersi di rimanere fuori dalla zona Champions.
giovedì 3 febbraio 2011
JUVE: VERSO IL FALLIMENTO IL PROGETTO AGNELLI
Pubblicato su TS il 3 febbraio 2011
Per giudicare la disgraziata stagione sin qui disputata dalla Juventus occorre partire dai dati. I bianconeri sono fuori dall’Europa League (nemmeno una vittoria nel proprio girone), dalla Coppa Italia (dominati in casa dalla Roma) e solo settimi in campionato. Il Milan capolista è ormai a dodici punti, la zona Champions a tre punti, che diventeranno cinque o sei se Inter e Roma dovessero vincere, una o entrambe, i rispettivi recuperi. Diciamolo senza peli sulla lingua: un disastro.
Le difficoltà partono da lontano. Naturalmente la causa numero uno del ridimensionamento juventino è stata Calciopoli e gli sciagurati dirigenti che l’hanno resa possibile. Certo oggi i palazzi del potere calcistico non hanno più uno o anche due occhi di riguardo per la Juventus, ma per questa realtà i tifosi onesti e sportivi farebbero bene a non provare rimpianti. Il fatto grave è che il patrimonio di relazioni e rapporti di mercato, qualche volta non troppo limpido, portato in dote a suo tempo da Luciano Moggi non è più nelle disponibilità della Vecchia Signora. Lo scandalo, poi, ha sensibilmente ridotto quell’appeal che la società torinese aveva sempre esercitato nei confronti dei giocatori. In questo periodo, come raccontano le cronache del calcio mercato, portare un campione alla Juve è diventata impresa ardua. Sovente anche mezzi giocatori arrivano a preferire piazze clamorosamente inferiori sul piano della popolarità e del prestigio. In questo senso serviranno degli anni prima che la maglia a strisce bianche e nere possa ritrovare il fascino di un tempo. Per la verità c’è stato un uomo, un tecnico, al quale l’impresa di far rinascere la Juventus sembrava potesse riuscire: Claudio Ranieri. Dopo l’anno di purgatorio in serie B, archiviato con successo per merito di Didier Deschamp, all’allenatore romano era stato affidato un progetto quinquennale che al suo termine avrebbe dovuto portare la Juventus al titolo. Alla prima stagione un terzo posto e alla seconda un secondo non gli hanno evitato l’onta dell’esonero a poche giornate dalla fine, fortemente voluto da alcuni giocatori e avallato dai dirigenti, Blanc in testa. A nostro avviso va ricercato proprio lì il peccato originale della nuova Juventus. L’aver bruscamente interrotto quel programma ha condotto la squadra e la società verso mari in tempesta. Certamente John Elkann aveva ben altro cui pensare e Blanc è un dirigente non particolarmente esperto di calcio. Ma in fondo la loro gestione non era stata malvagia, considerando la materia prima a disposizione. Così, dopo poche stagioni si è ritenuto di dare vita ad una nuova svolta targata Andrea Agnelli. Considerando che quest’ultimo è figlio di Umberto e Elkann il nipote prediletto di Gianni Agnelli, si è assistito ad una sorta di riedizione del passaggio dalla Juventus targata Avvocato/Boniperti a quella di Umberto Agnelli. Ad Andrea riconosciamo il merito di aver in parte ricucito un rapporto con la tifoseria diventato molto difficile. Un po’ grazie al nome che porta, un po’ perché ha lisciato il pelo ai supporter più accesi reclamando la restituzione degli scudetti revocati. Un altro risultato che certamente centrerà è la realizzazione dello stadio che darà una solidità patrimoniale al club e nuove fonti di introiti. Sul piano tecnico, però, le cose sono andate male.
Se, almeno sulla carta, ottima è stata la decisione di affidarsi ad un dirigente capace e di lungo corso come Marotta, non si può dire lo stesso dell’ingaggio di Luigi Delneri. Per carità, il tecnico di Aquileia è molto bravo. Ma nella sua carriera almeno in due occasioni, Roma e Porto, ha dimostrato di soffrire le piazze importanti. La campagna acquisti, poi, è stata discutibile. Il colpo più importante è stato quello di Krasic, molto buono anche l’ingaggio di Aquilani e Quagliarella. Per il resto meglio stendere un velo pietoso. Lo staff dirigenziale non è riuscito a migliorare in maniera decisiva la qualità della difesa. Inoltre, non è possibile che, infortunatosi Quagliarella, il peso dell’attacco debba ancora gravare su Alex Del Piero, con Iaquinta e Amauri a fare da spettatori. Per non parlare dei penosi tentativi del mercato di riparazione. Che senso ha liberarsi di un attaccante anziano ma affidabile come Trezeguet per ritrovarsi col vecchio ed acciaccato Luca Toni? Detto dei clamorosi rifiuti come quello di Borriello in estate, vogliamo parlare poi dei calciatori contattati nelle ultime settimane? Accostare certi nomi alla Juventus è semplicemente una bestemmia. La responsabilità non è solo di Marotta. Se l’Inter ha preso Pazzini e Ranocchia, se il Milan ha ingaggiato Cassano e la Juventus nessuno non è solo colpa sua. Andrea Agnelli ha stretto i cordoni della borsa, anche perché il deficit di bilancio viaggia rapido verso i cinquanta milioni di euro. Insomma, altre possibilità di spesa rispetto alle dirette concorrenti per il titolo. Che poi chi l’ha detto che la Juventus poteva aspirare a vincere lo scudetto? La scorsa estate, in fase di pronostici, ci eravamo espressi in maniera chiara: questa Juventus al massimo può arrivare quarta, essendo nettamente inferiore alle milanesi e alla Roma. Considerando gli infortuni e l’eccellente stagione di cui si stanno rendendo protagoniste Napoli e Lazio, anche quell’obiettivo rischia di apparire oggi una chimera. Un brutto colpo per l’ambizioso progetto dell’ultimo rampollo degli Agnelli.
Per giudicare la disgraziata stagione sin qui disputata dalla Juventus occorre partire dai dati. I bianconeri sono fuori dall’Europa League (nemmeno una vittoria nel proprio girone), dalla Coppa Italia (dominati in casa dalla Roma) e solo settimi in campionato. Il Milan capolista è ormai a dodici punti, la zona Champions a tre punti, che diventeranno cinque o sei se Inter e Roma dovessero vincere, una o entrambe, i rispettivi recuperi. Diciamolo senza peli sulla lingua: un disastro.
Le difficoltà partono da lontano. Naturalmente la causa numero uno del ridimensionamento juventino è stata Calciopoli e gli sciagurati dirigenti che l’hanno resa possibile. Certo oggi i palazzi del potere calcistico non hanno più uno o anche due occhi di riguardo per la Juventus, ma per questa realtà i tifosi onesti e sportivi farebbero bene a non provare rimpianti. Il fatto grave è che il patrimonio di relazioni e rapporti di mercato, qualche volta non troppo limpido, portato in dote a suo tempo da Luciano Moggi non è più nelle disponibilità della Vecchia Signora. Lo scandalo, poi, ha sensibilmente ridotto quell’appeal che la società torinese aveva sempre esercitato nei confronti dei giocatori. In questo periodo, come raccontano le cronache del calcio mercato, portare un campione alla Juve è diventata impresa ardua. Sovente anche mezzi giocatori arrivano a preferire piazze clamorosamente inferiori sul piano della popolarità e del prestigio. In questo senso serviranno degli anni prima che la maglia a strisce bianche e nere possa ritrovare il fascino di un tempo. Per la verità c’è stato un uomo, un tecnico, al quale l’impresa di far rinascere la Juventus sembrava potesse riuscire: Claudio Ranieri. Dopo l’anno di purgatorio in serie B, archiviato con successo per merito di Didier Deschamp, all’allenatore romano era stato affidato un progetto quinquennale che al suo termine avrebbe dovuto portare la Juventus al titolo. Alla prima stagione un terzo posto e alla seconda un secondo non gli hanno evitato l’onta dell’esonero a poche giornate dalla fine, fortemente voluto da alcuni giocatori e avallato dai dirigenti, Blanc in testa. A nostro avviso va ricercato proprio lì il peccato originale della nuova Juventus. L’aver bruscamente interrotto quel programma ha condotto la squadra e la società verso mari in tempesta. Certamente John Elkann aveva ben altro cui pensare e Blanc è un dirigente non particolarmente esperto di calcio. Ma in fondo la loro gestione non era stata malvagia, considerando la materia prima a disposizione. Così, dopo poche stagioni si è ritenuto di dare vita ad una nuova svolta targata Andrea Agnelli. Considerando che quest’ultimo è figlio di Umberto e Elkann il nipote prediletto di Gianni Agnelli, si è assistito ad una sorta di riedizione del passaggio dalla Juventus targata Avvocato/Boniperti a quella di Umberto Agnelli. Ad Andrea riconosciamo il merito di aver in parte ricucito un rapporto con la tifoseria diventato molto difficile. Un po’ grazie al nome che porta, un po’ perché ha lisciato il pelo ai supporter più accesi reclamando la restituzione degli scudetti revocati. Un altro risultato che certamente centrerà è la realizzazione dello stadio che darà una solidità patrimoniale al club e nuove fonti di introiti. Sul piano tecnico, però, le cose sono andate male.
Se, almeno sulla carta, ottima è stata la decisione di affidarsi ad un dirigente capace e di lungo corso come Marotta, non si può dire lo stesso dell’ingaggio di Luigi Delneri. Per carità, il tecnico di Aquileia è molto bravo. Ma nella sua carriera almeno in due occasioni, Roma e Porto, ha dimostrato di soffrire le piazze importanti. La campagna acquisti, poi, è stata discutibile. Il colpo più importante è stato quello di Krasic, molto buono anche l’ingaggio di Aquilani e Quagliarella. Per il resto meglio stendere un velo pietoso. Lo staff dirigenziale non è riuscito a migliorare in maniera decisiva la qualità della difesa. Inoltre, non è possibile che, infortunatosi Quagliarella, il peso dell’attacco debba ancora gravare su Alex Del Piero, con Iaquinta e Amauri a fare da spettatori. Per non parlare dei penosi tentativi del mercato di riparazione. Che senso ha liberarsi di un attaccante anziano ma affidabile come Trezeguet per ritrovarsi col vecchio ed acciaccato Luca Toni? Detto dei clamorosi rifiuti come quello di Borriello in estate, vogliamo parlare poi dei calciatori contattati nelle ultime settimane? Accostare certi nomi alla Juventus è semplicemente una bestemmia. La responsabilità non è solo di Marotta. Se l’Inter ha preso Pazzini e Ranocchia, se il Milan ha ingaggiato Cassano e la Juventus nessuno non è solo colpa sua. Andrea Agnelli ha stretto i cordoni della borsa, anche perché il deficit di bilancio viaggia rapido verso i cinquanta milioni di euro. Insomma, altre possibilità di spesa rispetto alle dirette concorrenti per il titolo. Che poi chi l’ha detto che la Juventus poteva aspirare a vincere lo scudetto? La scorsa estate, in fase di pronostici, ci eravamo espressi in maniera chiara: questa Juventus al massimo può arrivare quarta, essendo nettamente inferiore alle milanesi e alla Roma. Considerando gli infortuni e l’eccellente stagione di cui si stanno rendendo protagoniste Napoli e Lazio, anche quell’obiettivo rischia di apparire oggi una chimera. Un brutto colpo per l’ambizioso progetto dell’ultimo rampollo degli Agnelli.
mercoledì 26 gennaio 2011
PER IL CAMPIONATO C’E’ ANCHE LA ROMA
Pubblicato su TS il 25 gennaio 2011
Un campionato sempre più ingarbugliato rilancia le ambizioni della Roma. I giallorossi, vittoriosi contro il Cagliari, hanno beneficiato dei passi falsi di Inter e Lazio per consolidare la loro posizione in classifica, dando un senso alla rincorsa al Milan. Davanti a loro resiste solo l’eccellente Napoli trascinato da Cavani. Quella partenopea è una formazione che sta beneficiando dell’ottimo stato di salute di tutti i suoi effettivi. Il difetto principale della rosa a disposizione di Mazzarri è la mancanza di valide alternative in panchina. In compenso, mancano seri infortuni, a dimostrazione del fatto che la squadra è ottimamente allenata e preparata. A Bari ha fatto pesare il suo maggiore tasso tecnico e la convinzione superiore. L’impressione che avevamo sul Napoli resta così confermata: una squadra che non è attrezzata per lottare per il titolo ma che può sognare a buon diritto di centrare la zona Champions. L’Inter, invece, è crollata. Dopo svariate vittorie consecutive, tra campionato e coppe, è caduta rovinosamente a Udine. Intendiamoci, perdere contro i friulani di questi tempi non è cosa così disdicevole. Giocano un ottimo calcio, pieno di ritmi e trame offensive, attaccano molto e concedono anche. Ne vengono fuori sempre gare assai spettacolari e all’insegna dell’”over”. Se i ragazzi di Guidolin hanno messo a segno ben undici reti nelle ultime tre gare, due delle quali in trasferta, qualcosa vorrà dire. Dunque, nessun dramma per l’Inter. Certo è che la fortuna che sembrava dover accompagnare costantemente l’esperienza di Leonardo in panchina, almeno in questa occasione, è sfumata. A dimostrarlo, oltre ai tre gol incassati, le squalifiche in vista per Stankovic, Cordoba e Chivu. Contro il Palermo peserà soprattutto l’assenza del serbo, vero trascinatore a Udine, soprattutto nel primo tempo. Oltre all’Inter è crollata anche la Lazio. Contro un Bologna sempre in ambasce per via di una situazione societaria che non accenna a rasserenarsi, ci si aspettava che i biancocelesti potessero fare risultato, almeno un pareggio. Invece, nonostante il vantaggio iniziale sono caduti grazie a due belle reti di Di Vaio. L’impressione è che, come era già accaduto dopo la sconfitta contro la Roma nel girone di andata, il derby perso in Coppa Italia abbia lasciato qualche scoria, soprattutto sul piano psicologico. A dimostrarlo il nervosismo di Zarate, protagonista di una rissa finale. Non va d’accordo con Reja e a lungo andare questa situazione può penalizzare la squadra che, comunque, sta sempre disputando un campionato al di sopra delle righe.
In questa situazione, come dicevamo, si rilanciano le ambizioni della Roma. I risultati recenti dimostrano che l’incredibile e masochistica sconfitta contro la Sampdoria può essere considerata un episodio. Dopo il harakiri di Genova, infatti, sono arrivati due successi importanti contro il Cesena e la Lazio in coppa. La squadra che era apparsa per lunghi tratti inaffidabile, contro il Cagliari ha sfoderato una gara fatta di concentrazione, buona organizzazione e convinzione. Per la prima volta nella stagione i ragazzi di Ranieri una volta segnato il gol, invece di rinculare in difesa, hanno cercato il raddoppio e poi la terza rete. Sorprende la particolare gestione degli attaccanti praticata dall’allenatore. All’inizio non schiera i suoi uomini più imprevedibili, Vucinic e Menez. Li tiene in panchina per poi gettarli nella mischia quando gli avversari cominciano a patire la fatica. Con questa tecnica la Roma ha steso prima il Cesena, poi la Lazio, quindi il Cagliari. Contro i sardi, oltre tutto, si sono rivisti un Mexès e un De Rossi ad altissimi livelli. Anche Totti se l’è cavata egregiamente, disputando una gara gagliarda fino al novantesimo, mostrando un’ottima condizione atletica ed una discreta lucidità. Sempre a disposizione della squadra, si è anche tolto la soddisfazione di segnare, su rigore, il gol numero 250 nella sua carriera in giallorosso. Se la Roma darà continuità a questo atteggiamento e terrà costante la convinzione nei propri mezzi, potrà giocarsela fino alla fine. Come tutti possono constatare, infatti, la sua rosa è di primissimo livello, dal momento che pochi club in Europa possono vantare un parco attaccanti superiore per qualità a quello composto da Totti, Borriello, Vucinic e Menez. Soprattutto il francese sembra aver finalmente trovato quella consapevolezza che può trasformarlo in un vero fuoriclasse. Il terzo gol da lui messo a segno a quanti di voi ha ricordato i movimenti tipici di un certo Zinedine Zidane?
Certo è che alla Roma, così come alle altre inseguitrici, di convinzione ne servirà parecchia, dal momento che il Milan non mostra di voler mollare la presa. Trascinato dal solito gigantesco Ibrahimovic ed arricchito dal genio di Cassano, ha piegato il Cesena e conserva quattro punti di vantaggio sul Napoli e sei su Roma e Inter, ammesso che i nerazzurri battano la Fiorentina nel recupero. Sono distacchi recuperabili, essendoci anche tutti gli scontri diretti da disputare. Ma come il potere, la leadership logora soltanto chi non ce l’ha. E il Milan di oggi se la tiene stretta.
Un campionato sempre più ingarbugliato rilancia le ambizioni della Roma. I giallorossi, vittoriosi contro il Cagliari, hanno beneficiato dei passi falsi di Inter e Lazio per consolidare la loro posizione in classifica, dando un senso alla rincorsa al Milan. Davanti a loro resiste solo l’eccellente Napoli trascinato da Cavani. Quella partenopea è una formazione che sta beneficiando dell’ottimo stato di salute di tutti i suoi effettivi. Il difetto principale della rosa a disposizione di Mazzarri è la mancanza di valide alternative in panchina. In compenso, mancano seri infortuni, a dimostrazione del fatto che la squadra è ottimamente allenata e preparata. A Bari ha fatto pesare il suo maggiore tasso tecnico e la convinzione superiore. L’impressione che avevamo sul Napoli resta così confermata: una squadra che non è attrezzata per lottare per il titolo ma che può sognare a buon diritto di centrare la zona Champions. L’Inter, invece, è crollata. Dopo svariate vittorie consecutive, tra campionato e coppe, è caduta rovinosamente a Udine. Intendiamoci, perdere contro i friulani di questi tempi non è cosa così disdicevole. Giocano un ottimo calcio, pieno di ritmi e trame offensive, attaccano molto e concedono anche. Ne vengono fuori sempre gare assai spettacolari e all’insegna dell’”over”. Se i ragazzi di Guidolin hanno messo a segno ben undici reti nelle ultime tre gare, due delle quali in trasferta, qualcosa vorrà dire. Dunque, nessun dramma per l’Inter. Certo è che la fortuna che sembrava dover accompagnare costantemente l’esperienza di Leonardo in panchina, almeno in questa occasione, è sfumata. A dimostrarlo, oltre ai tre gol incassati, le squalifiche in vista per Stankovic, Cordoba e Chivu. Contro il Palermo peserà soprattutto l’assenza del serbo, vero trascinatore a Udine, soprattutto nel primo tempo. Oltre all’Inter è crollata anche la Lazio. Contro un Bologna sempre in ambasce per via di una situazione societaria che non accenna a rasserenarsi, ci si aspettava che i biancocelesti potessero fare risultato, almeno un pareggio. Invece, nonostante il vantaggio iniziale sono caduti grazie a due belle reti di Di Vaio. L’impressione è che, come era già accaduto dopo la sconfitta contro la Roma nel girone di andata, il derby perso in Coppa Italia abbia lasciato qualche scoria, soprattutto sul piano psicologico. A dimostrarlo il nervosismo di Zarate, protagonista di una rissa finale. Non va d’accordo con Reja e a lungo andare questa situazione può penalizzare la squadra che, comunque, sta sempre disputando un campionato al di sopra delle righe.
In questa situazione, come dicevamo, si rilanciano le ambizioni della Roma. I risultati recenti dimostrano che l’incredibile e masochistica sconfitta contro la Sampdoria può essere considerata un episodio. Dopo il harakiri di Genova, infatti, sono arrivati due successi importanti contro il Cesena e la Lazio in coppa. La squadra che era apparsa per lunghi tratti inaffidabile, contro il Cagliari ha sfoderato una gara fatta di concentrazione, buona organizzazione e convinzione. Per la prima volta nella stagione i ragazzi di Ranieri una volta segnato il gol, invece di rinculare in difesa, hanno cercato il raddoppio e poi la terza rete. Sorprende la particolare gestione degli attaccanti praticata dall’allenatore. All’inizio non schiera i suoi uomini più imprevedibili, Vucinic e Menez. Li tiene in panchina per poi gettarli nella mischia quando gli avversari cominciano a patire la fatica. Con questa tecnica la Roma ha steso prima il Cesena, poi la Lazio, quindi il Cagliari. Contro i sardi, oltre tutto, si sono rivisti un Mexès e un De Rossi ad altissimi livelli. Anche Totti se l’è cavata egregiamente, disputando una gara gagliarda fino al novantesimo, mostrando un’ottima condizione atletica ed una discreta lucidità. Sempre a disposizione della squadra, si è anche tolto la soddisfazione di segnare, su rigore, il gol numero 250 nella sua carriera in giallorosso. Se la Roma darà continuità a questo atteggiamento e terrà costante la convinzione nei propri mezzi, potrà giocarsela fino alla fine. Come tutti possono constatare, infatti, la sua rosa è di primissimo livello, dal momento che pochi club in Europa possono vantare un parco attaccanti superiore per qualità a quello composto da Totti, Borriello, Vucinic e Menez. Soprattutto il francese sembra aver finalmente trovato quella consapevolezza che può trasformarlo in un vero fuoriclasse. Il terzo gol da lui messo a segno a quanti di voi ha ricordato i movimenti tipici di un certo Zinedine Zidane?
Certo è che alla Roma, così come alle altre inseguitrici, di convinzione ne servirà parecchia, dal momento che il Milan non mostra di voler mollare la presa. Trascinato dal solito gigantesco Ibrahimovic ed arricchito dal genio di Cassano, ha piegato il Cesena e conserva quattro punti di vantaggio sul Napoli e sei su Roma e Inter, ammesso che i nerazzurri battano la Fiorentina nel recupero. Sono distacchi recuperabili, essendoci anche tutti gli scontri diretti da disputare. Ma come il potere, la leadership logora soltanto chi non ce l’ha. E il Milan di oggi se la tiene stretta.
venerdì 21 gennaio 2011
INTERVISTA CON VITTORIO SGARBI (2° PARTE)
INTERVISTA A VITTORIO SGARBI (1à PARTE)
martedì 18 gennaio 2011
INTERVISTA AL DIRETTORE DEL GIORNALE ALESSANDRO SALLUSTI
INTERVISTA ON.LE OMBRETTA COLLI (PDL)
INTERVISTA ON.LE SERRACCHIANI (PD)
Presentazione a Sky TG 24 del libro "Lo sport e l'Europa. Dal conflitto al dialogo"
Et revoilà Buffon
Pubblicato su France Football il 18 gennaio 2011
Pas de strip-tease, cette fois. Dimanche, Gigi Buffon n’a pas terminé le match en sousvêtements, comme cela avait été le cas trois jours plus tôt. Mais la satisfaction était la même. Celle d’être à nouveau opérationnel. Jeudi, face à
Catania, le gardien de la Juve avait refermé une parenthèse de sept mois d’absence. Une longue inactivité due à une opération (hernie discolombaire) à son retour du Mondial 2010 et à la convalescence qui avait suivi. Buffon a d’abord
repris le collier en Coupe d’Italie, achevant le match (gagné 2-0) en jetant maillot, gants et short aux ultras turinois. «Je leur devais bien ça. Sans
leur soutien, je serais peut-être parti.» C’est vrai que tout n’a pas été facile: quelques incompréhensions avec ses dirigeants, des rumeurs de départ (MU et Man City) et les prouesses de Storari dans la cage. Dimanche, face à Bari, Buffon était titulaire au sein d’une Juve difficile vainqueur (2-1) d’une coriace lanterne
rouge grâce à des buts de Del Piero (280e but pour la Vieille Dame) et Aquilani. Deux succès en trois jours bienvenus pour «légitimer» son retour
et clouer Storari sur le banc. «Si je ne suis pas mis en concurrence avec Gigi, je préfère partir», a indiqué ce dernier. La Juve va-t-elle prendre le
risque de ne miser que sur Buffon?
A. F.
Pas de strip-tease, cette fois. Dimanche, Gigi Buffon n’a pas terminé le match en sousvêtements, comme cela avait été le cas trois jours plus tôt. Mais la satisfaction était la même. Celle d’être à nouveau opérationnel. Jeudi, face à
Catania, le gardien de la Juve avait refermé une parenthèse de sept mois d’absence. Une longue inactivité due à une opération (hernie discolombaire) à son retour du Mondial 2010 et à la convalescence qui avait suivi. Buffon a d’abord
repris le collier en Coupe d’Italie, achevant le match (gagné 2-0) en jetant maillot, gants et short aux ultras turinois. «Je leur devais bien ça. Sans
leur soutien, je serais peut-être parti.» C’est vrai que tout n’a pas été facile: quelques incompréhensions avec ses dirigeants, des rumeurs de départ (MU et Man City) et les prouesses de Storari dans la cage. Dimanche, face à Bari, Buffon était titulaire au sein d’une Juve difficile vainqueur (2-1) d’une coriace lanterne
rouge grâce à des buts de Del Piero (280e but pour la Vieille Dame) et Aquilani. Deux succès en trois jours bienvenus pour «légitimer» son retour
et clouer Storari sur le banc. «Si je ne suis pas mis en concurrence avec Gigi, je préfère partir», a indiqué ce dernier. La Juve va-t-elle prendre le
risque de ne miser que sur Buffon?
A. F.
INTER: IL MIRACOLO LEONARDO
Pubblicato su France Football il 18 gennaio 2011
Unmiracle? Un prodige?Une voûtement? Difficile de trouver l’adjectif adéquat, mais la chose est saisissante. En l’espace de quelques semaines, unancien Rossonero est parvenuàmettrede son côté toute la communauté de l’Inter, dirigeants, joueurs et surtout supporters: Leonardo, l’homme qui a remplacé, à la veille de Noël, Rafa Benitez sur le banc des quintuples champions d’Italie en titre. Il fallait voir,
samedi soir faceàBologne (4-1), les tifosi nerazzurri scander son nom et l’applaudir, comme s’il n’avait à aucun moment été joueur, puis dirigeant et, enfin,
entraîneur de l’ennemi de toujours.
Il faut dire que «Leo» a suconvaincre tout le monde en un temps record. Comment?Endébarquant à la Pinetina, le camp d’entraînement de l’Inter, avecun
enthousiasme débordant, un sens de la communication certain et beaucoup de tact. Surtout, le Brésilien, natif de Niteroi, a obtenu des résultats immédiats. Sur les quatre rencontres de ce début 2011, «son» Inter s’est imposé à chaque fois,
battant Naples (3-1), Catane (2-1) et Bologne (4-1) enSerie A, ainsi que le
Genoa (3-2) en Coupe d’Italie. Depuis l’arrivée de MassimoMoratti à la tête
de l’Inter en 1995, un seul technicien avait débuté aussi bien sa mission
chez les Nerazzurri: Gigi Simoni en 1997-98 (l’entraîneur italien remporta
ses huit premiers matches).
Certains avanceront que Leonardo a la chance d’avoir récupérépratiquement toute la légion de blessés en dehors de Samuel (out jusqu’en juin) et Julio César. Des
pépins physiques qui avaient plombé l’Inter en automne. D’autres ajouteront que, lors duMondial des clubs de décembre, l’Inter, toujours sous la houlette de
Benitez, carburait déjà mieux qu’avant.
ETO’O:23BUTS EN 26MATCHES. Tout cela n’est pas faux, mais force est de constater que l’atmosphèren’a plus rien de comparable avec celle, très tendue, de la
«période Rafa». Car, au-delà des blessures en chaîne, l’Espagnol n’avait pas obtenu l’adhésion totale d’un groupe encore fortement marqué par JoséMourinho.
UnMourinho qui n’a jamais coupé les ponts avec ses anciens joueurs. On raconte mêmeàMilan que le «Special One» avait des Nerazzurri pratiquement tous
les jours au téléphone. Et connaissant les rapports vénéneux–qui datent de leur séjour commun en Premier League–entre les deux hommes, onpeut
facilement imaginer queMourinho n’apas été d’un franc soutienàBenitez…
Tout le contrairedeLeonardo. Avant d’engager le Brésilien,Moratti a téléphonéàMourinho et n’a obtenu que des louanges de la part du coach du Real Madrid.
Ce que le président de l’Inter ne s’est pas privéde rendrepublic. Et Leo lui-même n’apas manqué de se faire adouber par«Mou». « Jen’ai pas à combattre le
fantôme deMourinho, car ce qu’il a fait ici est énorme et son empreinte permanente»,
a-t-il intelligemment déclaré.
L’état d’esprit général a changé du tout au tout. Significatif, le rendement
d’Esteban Cambiasso, souvent boudé par Benitez, qui réalise une entame
2011 époustouflante, et surtout de Douglas Maicon. Sous la coupe de
Rafa, l’ancienMonégasque ne semblait plus que l’ombredu«TGV» de l’Inter.
Aujourd’hui, on le voitànouveau débouler à toute vitesse dans son couloir. «Pour le
Scudetto, tout est encore ouvert», ont lancé avec conviction Leonardo et le capitaine Javier Zanetti, fêté par l’Inter pour avoir égalé le recorddeBergomi de
519 rencontres de Championnat (en comptant trois matches d’appui pour les Coupes d’Europe…). Les Nerazzurri peuvent-ils encore croire au titre? Oui, si
l’on se réfère au festival du tandem d’attaque Eto’o-Milito faceàBologne, avecdeux buts et une passe décisivepour le premier, unbut et une passe décisive
pour le second. Alors que le Camerounais, 23buts cette saison, maintient sa folle allure, l’Argentin est enfin sorti de sa torpeur. Unautremiracle de Leo! ¦ ANTONIO FELICI (AVECROBERTONOTARIANNI)
Unmiracle? Un prodige?Une voûtement? Difficile de trouver l’adjectif adéquat, mais la chose est saisissante. En l’espace de quelques semaines, unancien Rossonero est parvenuàmettrede son côté toute la communauté de l’Inter, dirigeants, joueurs et surtout supporters: Leonardo, l’homme qui a remplacé, à la veille de Noël, Rafa Benitez sur le banc des quintuples champions d’Italie en titre. Il fallait voir,
samedi soir faceàBologne (4-1), les tifosi nerazzurri scander son nom et l’applaudir, comme s’il n’avait à aucun moment été joueur, puis dirigeant et, enfin,
entraîneur de l’ennemi de toujours.
Il faut dire que «Leo» a suconvaincre tout le monde en un temps record. Comment?Endébarquant à la Pinetina, le camp d’entraînement de l’Inter, avecun
enthousiasme débordant, un sens de la communication certain et beaucoup de tact. Surtout, le Brésilien, natif de Niteroi, a obtenu des résultats immédiats. Sur les quatre rencontres de ce début 2011, «son» Inter s’est imposé à chaque fois,
battant Naples (3-1), Catane (2-1) et Bologne (4-1) enSerie A, ainsi que le
Genoa (3-2) en Coupe d’Italie. Depuis l’arrivée de MassimoMoratti à la tête
de l’Inter en 1995, un seul technicien avait débuté aussi bien sa mission
chez les Nerazzurri: Gigi Simoni en 1997-98 (l’entraîneur italien remporta
ses huit premiers matches).
Certains avanceront que Leonardo a la chance d’avoir récupérépratiquement toute la légion de blessés en dehors de Samuel (out jusqu’en juin) et Julio César. Des
pépins physiques qui avaient plombé l’Inter en automne. D’autres ajouteront que, lors duMondial des clubs de décembre, l’Inter, toujours sous la houlette de
Benitez, carburait déjà mieux qu’avant.
ETO’O:23BUTS EN 26MATCHES. Tout cela n’est pas faux, mais force est de constater que l’atmosphèren’a plus rien de comparable avec celle, très tendue, de la
«période Rafa». Car, au-delà des blessures en chaîne, l’Espagnol n’avait pas obtenu l’adhésion totale d’un groupe encore fortement marqué par JoséMourinho.
UnMourinho qui n’a jamais coupé les ponts avec ses anciens joueurs. On raconte mêmeàMilan que le «Special One» avait des Nerazzurri pratiquement tous
les jours au téléphone. Et connaissant les rapports vénéneux–qui datent de leur séjour commun en Premier League–entre les deux hommes, onpeut
facilement imaginer queMourinho n’apas été d’un franc soutienàBenitez…
Tout le contrairedeLeonardo. Avant d’engager le Brésilien,Moratti a téléphonéàMourinho et n’a obtenu que des louanges de la part du coach du Real Madrid.
Ce que le président de l’Inter ne s’est pas privéde rendrepublic. Et Leo lui-même n’apas manqué de se faire adouber par«Mou». « Jen’ai pas à combattre le
fantôme deMourinho, car ce qu’il a fait ici est énorme et son empreinte permanente»,
a-t-il intelligemment déclaré.
L’état d’esprit général a changé du tout au tout. Significatif, le rendement
d’Esteban Cambiasso, souvent boudé par Benitez, qui réalise une entame
2011 époustouflante, et surtout de Douglas Maicon. Sous la coupe de
Rafa, l’ancienMonégasque ne semblait plus que l’ombredu«TGV» de l’Inter.
Aujourd’hui, on le voitànouveau débouler à toute vitesse dans son couloir. «Pour le
Scudetto, tout est encore ouvert», ont lancé avec conviction Leonardo et le capitaine Javier Zanetti, fêté par l’Inter pour avoir égalé le recorddeBergomi de
519 rencontres de Championnat (en comptant trois matches d’appui pour les Coupes d’Europe…). Les Nerazzurri peuvent-ils encore croire au titre? Oui, si
l’on se réfère au festival du tandem d’attaque Eto’o-Milito faceàBologne, avecdeux buts et une passe décisivepour le premier, unbut et une passe décisive
pour le second. Alors que le Camerounais, 23buts cette saison, maintient sa folle allure, l’Argentin est enfin sorti de sa torpeur. Unautremiracle de Leo! ¦ ANTONIO FELICI (AVECROBERTONOTARIANNI)
IL SEGRETO DELL’INTER TARGATA LEONARDO
Pubblicato su TS il 18 gennaio 2011
Quattro vittorie su quattro gare. Cinque su cinque se si conta anche quella di Coppa Italia. Fiducia totale da parte dell’ambiente e giocatori entusiasti e motivati come nella migliore stagione di Josè Mourinho. Questo, in sintesi, il miracolo di Leonardo, l’uomo che ha preso il posto di Benitez sulla panchina dell’Inter. La differenza di atmosfera rispetto a poche settimane fa è troppo eclatante perché non ci si debba interrogare sul segreto di Leonardo. Tanto per cominciare occorrerebbe spiegare come mai un uomo di calcio che aveva legato in maniera così stretta il suo nome e la carriera al Milan abbia potuto passare, nel giro di pochi mesi, all’Inter senza scatenare la rivolta dei tifosi rossoneri. Leo, in fondo, del Milan è stato prima apprezzato calciatore, poi abile dirigente, quindi tecnico intelligente e pieno di idee innovative. Eppure, nonostante fosse una mezza bandiera rossonera, ha sempre raccolto un consenso unanime. Simpatico, spigliato, intelligente, rapidissimo ad apprendere le lingue, risulta costantemente gradito anche a chi non tifa per il Milan. In particolare, è sempre piaciuto a Massimo Moratti che, dentro di se, si era sempre detto che un uomo così all’Inter prima o poi l’avrebbe voluto. Detto fatto. Con Leonardo libero, appena si è presentata l’occasione l’ha subito messo sotto contratto. Le parole di ringraziamento e di apprezzamento per i tifosi e per i dirigenti del Milan pronunciate dal brasiliano hanno fatto sì che l’ambiente milanista accettasse senza protestare il “tradimento”.
Ecco, sta proprio nella capacità di intuire quali sono le parole giuste da pronunciare al momento opportuno il più grande segreto di Leonardo. Prima di accettare l’offerta di Moratti ha studiato a fondo la crisi nerazzurra ed ha capito una cosa condivisa anche da una parte della critica. Al di là del problema infortuni, Benitez non ha legato con i giocatori che lo hanno rigettato, un po’ come quando si trapianta ad un uomo il cuore di un altro animale. La squadra era ancora troppo legata a Mourinho e ai successi della sua gestione per trovare un feeling con un allenatore che, soprattutto negli ultimi anni, è stato tra quelli che hanno detestato di più il portoghese. Non solo. Lo Special One, nonostante sia passato al Real Madrid, ha continuato a sentire al telefono molti giocatori dell’Inter e in quelle occasioni non sono certo mancati i commenti e le battute su Benitez. Insomma, se la squadra non ha giocato contro Benitez poco ci manca. Leonardo è perfettamente consapevole di tutto questo e con l’intelligenza e il savoir faire di chi sa stare al mondo ha trovato modi e tempi per parlare con le persone giuste. Prima di accettare l’offerta di Moratti ha telefonato proprio a Mourinho per consultarsi ed ottenere da lui una sorta di lasciapassare. L’ha anche dichiarato pubblicamente, facendo capire a tutto il popolo nerazzurro che la sua venuta alla Pinetina aveva ricevuto l’imprimatur del portoghese. Il quale, curiosamente, si va configurando, anche per le ripetute dichiarazioni d’amore nei confronti della sua ex squadra, come una sorta di supervisore esterno del club di Moratti. Fatto sta che è come se Leonardo si fosse presentato ai giocatori interisti dicendo “mi manda Mourinho”. Questo gli ha spalancato le porte dello spogliatoio guadagnandogli la totale fiducia dei giocatori.
Che i giocatori lo amino lo dimostra soprattutto un fatto. Quando c’era Benitez i giocatori apparivano svogliati, molli, senza quella sana rabbia agonistica che consente di vincere le partite anche quando si gioca male. Arrivato Leonardo, d’incanto i giocatori hanno ricominciato a correre, a pressare, a sfoderare furore agonistico, a mostrare una gioia che era letteralmente scomparsa nel corso della precedente gestione. Volete una prova? Nessun calciatore nerazzurro è mai accorso ad abbracciare Benitez dopo aver segnato un gol. Persino Eto’o, che pure era un punto di riferimento per il tecnico spagnolo, non lo amava. Con Leonardo altra storia. Appena l’Inter ha realizzato il primo gol con lui in panchina sono tutti corsi ad abbracciarlo, quasi fosse il loro tecnico da anni. Scene che si ripetono ormai da cinque partite. Oltre alla fiducia e disponibilità totale da parte dei giocatori Leonardo sta sfruttando il rientro di numerosi infortunati, la cui assenza aveva intralciato il lavoro di Benitez. Lo spagnolo in alcune occasioni è stato costretto a schierare parecchi giovani, tra cui un Coutinho bravo ma ancora acerbo. Il brasiliano, invece, a parte Samuel ha ritrovato tutti gli infortunati cronici recuperando un potenziale enorme. Inoltre molti giocatori che con Benitez sembravano quasi scomparsi, sono risorti. Ad esempio Maicon che con l’arrivo di Leonardo sta tornando ai rendimenti della passata stagione. Oppure Cambiasso che lo spagnolo aveva un po’ messo da parte e che invece con Leonardo è tornato ad essere leader indiscusso della squadra, come dimostra la doppietta decisiva nella complicata trasferta vinta a Catania.
Leonardo, insomma, appare oggi un uomo e un tecnico perfetto. Ineccepibile nelle sue performance mediatiche, mai una parola fuori posto, abile in campo a sfruttare anche il lavoro dei suoi più esperti collaboratori, in questo caso Giuseppe Baresi. Anche fortunato, il che non guasta. Con questi presupposti lo scudetto per l’Inter è ancora un’impresa possibile. In fondo, con due gare da recuperare contro Cesena e Fiorentina, l’Inter è virtualmente al secondo posto, alle spalle del Milan. Con un derby ancora da giocare. La partita, dunque, è ancora aperta.
Quattro vittorie su quattro gare. Cinque su cinque se si conta anche quella di Coppa Italia. Fiducia totale da parte dell’ambiente e giocatori entusiasti e motivati come nella migliore stagione di Josè Mourinho. Questo, in sintesi, il miracolo di Leonardo, l’uomo che ha preso il posto di Benitez sulla panchina dell’Inter. La differenza di atmosfera rispetto a poche settimane fa è troppo eclatante perché non ci si debba interrogare sul segreto di Leonardo. Tanto per cominciare occorrerebbe spiegare come mai un uomo di calcio che aveva legato in maniera così stretta il suo nome e la carriera al Milan abbia potuto passare, nel giro di pochi mesi, all’Inter senza scatenare la rivolta dei tifosi rossoneri. Leo, in fondo, del Milan è stato prima apprezzato calciatore, poi abile dirigente, quindi tecnico intelligente e pieno di idee innovative. Eppure, nonostante fosse una mezza bandiera rossonera, ha sempre raccolto un consenso unanime. Simpatico, spigliato, intelligente, rapidissimo ad apprendere le lingue, risulta costantemente gradito anche a chi non tifa per il Milan. In particolare, è sempre piaciuto a Massimo Moratti che, dentro di se, si era sempre detto che un uomo così all’Inter prima o poi l’avrebbe voluto. Detto fatto. Con Leonardo libero, appena si è presentata l’occasione l’ha subito messo sotto contratto. Le parole di ringraziamento e di apprezzamento per i tifosi e per i dirigenti del Milan pronunciate dal brasiliano hanno fatto sì che l’ambiente milanista accettasse senza protestare il “tradimento”.
Ecco, sta proprio nella capacità di intuire quali sono le parole giuste da pronunciare al momento opportuno il più grande segreto di Leonardo. Prima di accettare l’offerta di Moratti ha studiato a fondo la crisi nerazzurra ed ha capito una cosa condivisa anche da una parte della critica. Al di là del problema infortuni, Benitez non ha legato con i giocatori che lo hanno rigettato, un po’ come quando si trapianta ad un uomo il cuore di un altro animale. La squadra era ancora troppo legata a Mourinho e ai successi della sua gestione per trovare un feeling con un allenatore che, soprattutto negli ultimi anni, è stato tra quelli che hanno detestato di più il portoghese. Non solo. Lo Special One, nonostante sia passato al Real Madrid, ha continuato a sentire al telefono molti giocatori dell’Inter e in quelle occasioni non sono certo mancati i commenti e le battute su Benitez. Insomma, se la squadra non ha giocato contro Benitez poco ci manca. Leonardo è perfettamente consapevole di tutto questo e con l’intelligenza e il savoir faire di chi sa stare al mondo ha trovato modi e tempi per parlare con le persone giuste. Prima di accettare l’offerta di Moratti ha telefonato proprio a Mourinho per consultarsi ed ottenere da lui una sorta di lasciapassare. L’ha anche dichiarato pubblicamente, facendo capire a tutto il popolo nerazzurro che la sua venuta alla Pinetina aveva ricevuto l’imprimatur del portoghese. Il quale, curiosamente, si va configurando, anche per le ripetute dichiarazioni d’amore nei confronti della sua ex squadra, come una sorta di supervisore esterno del club di Moratti. Fatto sta che è come se Leonardo si fosse presentato ai giocatori interisti dicendo “mi manda Mourinho”. Questo gli ha spalancato le porte dello spogliatoio guadagnandogli la totale fiducia dei giocatori.
Che i giocatori lo amino lo dimostra soprattutto un fatto. Quando c’era Benitez i giocatori apparivano svogliati, molli, senza quella sana rabbia agonistica che consente di vincere le partite anche quando si gioca male. Arrivato Leonardo, d’incanto i giocatori hanno ricominciato a correre, a pressare, a sfoderare furore agonistico, a mostrare una gioia che era letteralmente scomparsa nel corso della precedente gestione. Volete una prova? Nessun calciatore nerazzurro è mai accorso ad abbracciare Benitez dopo aver segnato un gol. Persino Eto’o, che pure era un punto di riferimento per il tecnico spagnolo, non lo amava. Con Leonardo altra storia. Appena l’Inter ha realizzato il primo gol con lui in panchina sono tutti corsi ad abbracciarlo, quasi fosse il loro tecnico da anni. Scene che si ripetono ormai da cinque partite. Oltre alla fiducia e disponibilità totale da parte dei giocatori Leonardo sta sfruttando il rientro di numerosi infortunati, la cui assenza aveva intralciato il lavoro di Benitez. Lo spagnolo in alcune occasioni è stato costretto a schierare parecchi giovani, tra cui un Coutinho bravo ma ancora acerbo. Il brasiliano, invece, a parte Samuel ha ritrovato tutti gli infortunati cronici recuperando un potenziale enorme. Inoltre molti giocatori che con Benitez sembravano quasi scomparsi, sono risorti. Ad esempio Maicon che con l’arrivo di Leonardo sta tornando ai rendimenti della passata stagione. Oppure Cambiasso che lo spagnolo aveva un po’ messo da parte e che invece con Leonardo è tornato ad essere leader indiscusso della squadra, come dimostra la doppietta decisiva nella complicata trasferta vinta a Catania.
Leonardo, insomma, appare oggi un uomo e un tecnico perfetto. Ineccepibile nelle sue performance mediatiche, mai una parola fuori posto, abile in campo a sfruttare anche il lavoro dei suoi più esperti collaboratori, in questo caso Giuseppe Baresi. Anche fortunato, il che non guasta. Con questi presupposti lo scudetto per l’Inter è ancora un’impresa possibile. In fondo, con due gare da recuperare contro Cesena e Fiorentina, l’Inter è virtualmente al secondo posto, alle spalle del Milan. Con un derby ancora da giocare. La partita, dunque, è ancora aperta.
mercoledì 12 gennaio 2011
PER IL TITOLO C’E’ ANCHE IL NAPOLI
Articolo pubblicato su TS l'11 gennaio 2011
La serie A di quest’anno continua a meritarsi l’appellativo di “campionato tartaruga”. Al punto che quando si parla di corsa scudetto si rischia di fare una battuta. Tre squadre - Milan, Inter e Roma – avrebbero le qualità tecniche per ammazzarlo ma per una serie di ragioni vanno al rallentatore. Il Milan resiste in testa, rimane la squadra più regolare, ma fatica molto a liberare la propria corsa. In questa situazione anche i club di seconda fascia hanno piena legittimità a manifestare le proprie ambizioni.
Su tutte questa settimana mettiamo il Napoli. Dopo essere stato piegato dall’Inter nel giorno della Befana, ha reagito immediatamente schiantando la Juventus nel posticipo di domenica sera. La superiorità della squadra di Mazzarri è stata impressionante. Certo, l’avversario ha fatto di tutto per facilitarle il compito. I partenopei, però, ci hanno messo molto del loro sfoderando una prestazione fatta di corsa, grinta, determinazione, ma anche ottima qualità di gioco. E’ piaciuta, in particolare, la manovra d’attacco con la sua capacità di sfruttare le fasce per poi stringere verso il centro quando necessario. Soprattutto ha entusiasmato Cavani. Non erano in tanti a credere che questo giocatore avrebbe fatto faville a Napoli. In primis Zamparini che ha deciso di liberarsene e che oggi probabilmente sta cominciando a mangiarsi le mani. Già al Mondiale sudafricano Cavani col suo Uruguay ha dimostrato di essere calciatore offensivo completo, capace di suggerire ai compagni e al tempo stesso di concludere. Grande tecnica unita alla praticità. Davvero una scoperta per una squadra, come quella di Mazzarri, da sempre alla ricerca di un uomo di classe che potesse trasformare in oro l’enorme lavoro dei suoi uomini di fatica. Il tecnico toscano naturalmente predica prudenza. Fa bene perché ci sono squadre più attrezzate per l’obiettivo scudetto. Intanto però il Napoli è secondo e può coltivare la speranza di centrare la qualificazione in Champions, un traguardo inaspettato e prestigioso per una piazza come quella napoletana. Un’enorme soddisfazione anche per Aurelio De Laurentiis che è riuscito a costruire una squadra di vertice con un monte ingaggi relativamente modesto. Nell’anticipo di sabato pomeriggio contro la Fiorentina il sogno continua.
La partita del San Paolo ha avuto anche un protagonista in negativo: la Juventus. Ai bianconeri le vacanze natalizie sono andate di traverso. Nel breve volgere di quattro giorni hanno preso l’imbarcata casalinga contro il Parma e sono naufragati a Napoli. Sinceramente non ci aspettavamo questo crollo. Il grave infortunio di Quagliarella e le follie di Felipe Melo non spiegano tutto. Dopo una fase di inizio stagione, per così dire, sperimentale, Delneri aveva trovato la quadratura del cerchio. La squadra, pur avendo alcune evidenti lacune nel pacchetto arretrato e in attacco, aveva trovato un suo assetto e continuità di risultati. Questo doppio crollo, quindi, sorprende. Quando era sul punto di spiccare il volo e partire all’inseguimento del Milan la Juventus è inciampata e caduta rovinosamente. Dopo l’arrivo di Luca Toni si parla di nuovi interventi sul mercato. Vedremo. L’impressione è che Marotta al momento lavori più sull’emergenza che alla costruzione di una squadra all’altezza delle smisurate ambizioni della tifoseria bianconera.
Qualche preoccupazione comincia ad averla anche il Milan. Nelle ultime tre gare ha raccolto quattro punti e se la fortuna non gli avesse dato una mano avrebbero potuto essere appena due. A Cagliari ha vinto immeritatamente e contro l’Udinese è stato costretto ad inseguire il risultato per ben tre volte. Alla fine le castagne dal fuoco le ha tolte il solito Ibrahimovic, ma quanta paura! La sensazione è che la qualità principale dei rossoneri sia la continuità ma che manchi loro quella forza collettiva in grado di difendere la leadership con sicurezza. Questa situazione rilancia le ambizioni dell’Inter che, zitta zitta, si sta rifacendo sotto. Leonardo ha restituito all’ambiente e alla squadra grande entusiasmo, infilando già due vittorie di fila. Dovessero arrivare altrettanti successi nei due recuperi che restano a disposizione, i campioni d’Italia si ritroverebbero ad appena cinque lunghezze dai cugini. Insomma, rivincere il titolo è possibile. Oltre tutto, nell’anticipo di sabato affronteranno a San Siro il Bologna. Un’occasione molto ghiotta.
Chi, a dispetto della classifica, farebbe bene a mettere una pietra sopra alle massime ambizioni è la Roma. L’intero girone di andata ha dimostrato che, nonostante un potenziale tecnico enorme, la squadra è troppo inaffidabile per sperare di spuntarla. Una volta vanno bene i singoli ma pecca il collettivo, un’altra se la cava la squadra ma è il singolo a mancare clamorosamente. Come è successo a Genova con l’incredibile prestazione di Juan autore, in pratica, delle due reti della Samp. Questo fa sì che, a dispetto di un attacco funambolico, le partite della Roma siano sempre in bilico, anche quando il vantaggio sembrerebbe rassicurante. Non ricordiamo nella storia del nostro campionato una squadra così schizofrenica che sia poi risultata vincente.
La serie A di quest’anno continua a meritarsi l’appellativo di “campionato tartaruga”. Al punto che quando si parla di corsa scudetto si rischia di fare una battuta. Tre squadre - Milan, Inter e Roma – avrebbero le qualità tecniche per ammazzarlo ma per una serie di ragioni vanno al rallentatore. Il Milan resiste in testa, rimane la squadra più regolare, ma fatica molto a liberare la propria corsa. In questa situazione anche i club di seconda fascia hanno piena legittimità a manifestare le proprie ambizioni.
Su tutte questa settimana mettiamo il Napoli. Dopo essere stato piegato dall’Inter nel giorno della Befana, ha reagito immediatamente schiantando la Juventus nel posticipo di domenica sera. La superiorità della squadra di Mazzarri è stata impressionante. Certo, l’avversario ha fatto di tutto per facilitarle il compito. I partenopei, però, ci hanno messo molto del loro sfoderando una prestazione fatta di corsa, grinta, determinazione, ma anche ottima qualità di gioco. E’ piaciuta, in particolare, la manovra d’attacco con la sua capacità di sfruttare le fasce per poi stringere verso il centro quando necessario. Soprattutto ha entusiasmato Cavani. Non erano in tanti a credere che questo giocatore avrebbe fatto faville a Napoli. In primis Zamparini che ha deciso di liberarsene e che oggi probabilmente sta cominciando a mangiarsi le mani. Già al Mondiale sudafricano Cavani col suo Uruguay ha dimostrato di essere calciatore offensivo completo, capace di suggerire ai compagni e al tempo stesso di concludere. Grande tecnica unita alla praticità. Davvero una scoperta per una squadra, come quella di Mazzarri, da sempre alla ricerca di un uomo di classe che potesse trasformare in oro l’enorme lavoro dei suoi uomini di fatica. Il tecnico toscano naturalmente predica prudenza. Fa bene perché ci sono squadre più attrezzate per l’obiettivo scudetto. Intanto però il Napoli è secondo e può coltivare la speranza di centrare la qualificazione in Champions, un traguardo inaspettato e prestigioso per una piazza come quella napoletana. Un’enorme soddisfazione anche per Aurelio De Laurentiis che è riuscito a costruire una squadra di vertice con un monte ingaggi relativamente modesto. Nell’anticipo di sabato pomeriggio contro la Fiorentina il sogno continua.
La partita del San Paolo ha avuto anche un protagonista in negativo: la Juventus. Ai bianconeri le vacanze natalizie sono andate di traverso. Nel breve volgere di quattro giorni hanno preso l’imbarcata casalinga contro il Parma e sono naufragati a Napoli. Sinceramente non ci aspettavamo questo crollo. Il grave infortunio di Quagliarella e le follie di Felipe Melo non spiegano tutto. Dopo una fase di inizio stagione, per così dire, sperimentale, Delneri aveva trovato la quadratura del cerchio. La squadra, pur avendo alcune evidenti lacune nel pacchetto arretrato e in attacco, aveva trovato un suo assetto e continuità di risultati. Questo doppio crollo, quindi, sorprende. Quando era sul punto di spiccare il volo e partire all’inseguimento del Milan la Juventus è inciampata e caduta rovinosamente. Dopo l’arrivo di Luca Toni si parla di nuovi interventi sul mercato. Vedremo. L’impressione è che Marotta al momento lavori più sull’emergenza che alla costruzione di una squadra all’altezza delle smisurate ambizioni della tifoseria bianconera.
Qualche preoccupazione comincia ad averla anche il Milan. Nelle ultime tre gare ha raccolto quattro punti e se la fortuna non gli avesse dato una mano avrebbero potuto essere appena due. A Cagliari ha vinto immeritatamente e contro l’Udinese è stato costretto ad inseguire il risultato per ben tre volte. Alla fine le castagne dal fuoco le ha tolte il solito Ibrahimovic, ma quanta paura! La sensazione è che la qualità principale dei rossoneri sia la continuità ma che manchi loro quella forza collettiva in grado di difendere la leadership con sicurezza. Questa situazione rilancia le ambizioni dell’Inter che, zitta zitta, si sta rifacendo sotto. Leonardo ha restituito all’ambiente e alla squadra grande entusiasmo, infilando già due vittorie di fila. Dovessero arrivare altrettanti successi nei due recuperi che restano a disposizione, i campioni d’Italia si ritroverebbero ad appena cinque lunghezze dai cugini. Insomma, rivincere il titolo è possibile. Oltre tutto, nell’anticipo di sabato affronteranno a San Siro il Bologna. Un’occasione molto ghiotta.
Chi, a dispetto della classifica, farebbe bene a mettere una pietra sopra alle massime ambizioni è la Roma. L’intero girone di andata ha dimostrato che, nonostante un potenziale tecnico enorme, la squadra è troppo inaffidabile per sperare di spuntarla. Una volta vanno bene i singoli ma pecca il collettivo, un’altra se la cava la squadra ma è il singolo a mancare clamorosamente. Come è successo a Genova con l’incredibile prestazione di Juan autore, in pratica, delle due reti della Samp. Questo fa sì che, a dispetto di un attacco funambolico, le partite della Roma siano sempre in bilico, anche quando il vantaggio sembrerebbe rassicurante. Non ricordiamo nella storia del nostro campionato una squadra così schizofrenica che sia poi risultata vincente.
martedì 11 gennaio 2011
MESSI PALLONE D'ORO GRAZIE AI CT E AI CAPITANI
La conferma di Lionel Messi vincitore del Pallone d'Oro ha suscitato una notevole sorpresa. Tutti erano convinti, infatti, che l'ambito premio fosse una storia tra i due protagonisti del successo spagnolo al Mondiale, Xavi e Iniesta, compagni di squadra nel Barcellona dell'argentino. Non è andata così. L'analisi del voto dimostra come questo successo a sorpresa sia la conseguenza diretta dell'unificazione del Pallone d'Oro di France Football col FIFA World Player. Com'è noto, fino alla passata stagione il FIFA World Player veniva assegnato da una giuria composta dai CT e dai capitani delle nazionali affiliate alla FIFA. Il Pallone d'Oro, invece, da quando è stato ideato da France Football oltre cinquanta anni fa, è sempre stato assegnato da una giuria di giornalisti. Con la fusione dei due premi sono state fuse anche le giurie. Ma con una particolarità. Le due tipologie di giurati non hanno lo stesso peso. Coloro che un tempo assegnavano solo il FIFA World Player, infatti, ammontano a 272 (136 CT ed altrettanti capitani). I giornalisti, invece, appena 154. Questa differenza ha avuto un peso determinante nella votazione. Stando alle sole preferenze espresse dai colleghi, infatti, il vincitore risulterebbe Iniesta (313 voti), seguito da Xavi (248) e solo dopo da Messi (176). Dunque se il premio fosse stato ancora assegnato esclusivamente da France Football Iniesta avrebbe ottenuto quasi il doppio dei voti di Messi. Se il fuoriclasse argentino è riuscito ad imporsi in maniera netta è solo perché i CT e i capitani delle nazionali hanno votato in massa per lui, penalizzando oltremodo i due protagonisti del mondiale sudafricano. Questa votazione dimostra quanto siano diverse le sensibilità e le valutazioni dei protagonisti sul campo rispetto a quelle della critica. Calciatori e tecnici, evidentemente, hanno preferito premiare il talento puro, indipendentemente dal palmarès stagionale. I giornalisti, invece, hanno proposto una valutazione più complessa che tenesse conto di tutti i fattori. E' una realtà di cui occorrerà tenere conto negli anni a venire in sede di pronostico relativo a questo ambito e popolare premio.
mercoledì 5 gennaio 2011
DAL MONDIALE DI BEARZOT UNO SLANCIO PER L’INTERO PAESE
Pubblicato su TS il 4 gennaio 2011
Non avendo potuto ricordarlo a caldo a causa della pausa natalizia, voglio dedicare il primo pensiero del 2011 ad un grande italiano che non c’è più: Enzo Bearzot. Da quando, ormai più di venti anni fa, l’amore per il calcio si è trasformato in attività professionale la mia passione calcistica non si concentra più su questa o quella squadra di club. Gli unici momenti in cui libero volentieri il tifo sono quelli legati alla Nazionale. Tuttavia, non tutti i momenti felici vissuti assieme alla squadra azzurra mi hanno regalato le stesse emozioni. Molti di voi saranno d’accordo sul fatto che il coinvolgimento emotivo che la passione calcistica genera quando si è ragazzini difficilmente si ripete da adulti. E’ un modo per dire che la mia Nazionale più amata resterà per sempre quella di Enzo Bearzot.
Il giorno successivo alla scomparsa del nostro mitico CT, LA7 ha mandato in onda la versione integrale della telecronaca di Nando Martellini della finale di Spagna ’82. Negli anni avrò visto quella partita almeno un centinaio di volte. Era da molto tempo, però, che non mi capitava più di riviverla dal primo all’ultimo minuto. Al fischio finale, quando l’arbitro Coelho si è abbassato e ha abbrancato il pallone soffiandolo ai giocatori e decretando il trionfo azzurro, ho riprovato le stesse identiche emozioni di allora. Quando Martellini ha proclamato per tre volte “Campioni del Mondo” mi sono commosso, come immancabilmente accade tutte le volte che mi capita di rivedere quelle immagini: l’incredibile sfogo di Tardelli dopo il secondo gol, le funamboliche giocate di Bruno Conti, Bearzot portato in trionfo, il Presidente più amato dagli italiani e dai bambini, Sandro Pertini, esultante in barba ad ogni protocollo, che urla “non ci prendono più, non ci prendono più”. Rivedere per intero quelle immagini mi ha fatto uno strano effetto. Mi è sembrato un po’ come quando ci si ritrova dopo molti anni con alcuni parenti stretti con i quali, per una serie di ragioni, non ci si vede da tempo. Allora si vanno a rispolverare le fotografie, i vecchi video amatoriali girati un po’ alla buona. I giocatori dell’Italia come gente di famiglia, vecchi zii che si rivedono di tanto in tanto. Tutti raccolti, nell’occasione, per commemorare quello che a noi ragazzi di allora somigliava tanto al nostro: Enzo Bearzot.
Ripercorrendo le immagini di quell’Italia-Germania mi è venuto in mente che la prima Nazionale di cui ho piena contezza è quella di Argentina ’78. Avevo dieci anni allora e conservo nitide nella mente le immagini più significative di quel Mondiale. Non ricordo di avere mai visto una Nazionale bella come quella. Tecnica, rapida, organizzata, fresca. Non vinse ma l’avrebbe meritato. Il miracolo avvenne in Spagna. Nonostante la nostra squadra avesse fatto male nelle qualificazioni e nelle amichevoli, Bearzot andò avanti imperterrito per la sua strada. Lui era fatto così. Credeva nel gruppo, prima ancora che nelle qualità tecniche dei singoli giocatori. Prendete Paolo Rossi. Allora nessuno avrebbe scommesso una lira sulla sua rinascita. Figuriamoci dopo le prime tre gare della fase a gironi, in cui l’attaccante juventino era un fantasma e non stava in piedi. I fatti hanno dato ragione al CT: la sua cocciutaggine produsse la rinascita di Pablito che con i suoi gol ci fece vincere il Mondiale. Questo approccio non fu sempre indolore. Per difendere il suo gruppo Bearzot non esitò a favorire la pattuglia dei giocatori della Juventus, consentendo solo a pochi selezionati “estranei” un inserimento virtuoso: Bruno Conti, Antognoni, Graziani, Oriali e pochi altri. La costruzione del gruppo fece anche delle vittime. Alcuni calciatori di indubbio valore furono ingiustamente ignorati perché considerati non funzionali al progetto. Clamorosi i casi di Roberto Pruzzo, il bomber della Roma capocannoniere della serie A, e di Evaristo Beccalossi, talentuoso ed incompreso regista interista. Prima di loro un altro bomber, Pulici, artefice dei successi del Torino targato anni ’70, fu colpevolmente ignorato. Ma Bearzot aveva il coraggio delle scelte ed assumeva sempre su di se la responsabilità. Decideva e quando sbagliava si presentava alla critica a testa alta per pagare il suo conto. Sempre così, duro e puro, sempre onesto fino all’ultimo giorno. Soprattutto un grande padre per tutti i suoi giocatori. Nel corso degli anni ho avuto l’occasione di parlare di lui con molti dei suoi ragazzi: Zoff, Conti, Graziani, persino il povero Scirea poco prima che morisse. Tutti hanno sempre disegnato lo stesso ritratto: un grande padre, pronto a rimbrottarti se lo meritavi ma anche a buttarsi nel fuoco per difenderti. Per questo motivo, i suoi ragazzi gli dettero molto. Il patto sancito nello spogliatoio nelle ore precedenti Italia-Argentina, sfociato nel celebre silenzio stampa, fu alla base di quelle partite meravigliose grazie alle quali gli azzurri si laurearono Campioni del Mondo.
D’accordo, abbiamo vinto il Mondiale anche nel 2006. Io credo, però, che Spagna ’82 resti per sempre il Mondiale italiano per eccellenza. Un momento insuperabile. L’Italia provava faticosamente ad uscire dagli anni di piombo e il nostro calcio dallo scandalo del calcio scommesse, il più clamoroso visto fino ad allora. Dopo la vittoria dei ragazzi di Bearzot nulla fu più come prima. Era dai tempi euforici degli anni ’60 che il paese non ritrovava un motivo così serio per credere nuovamente in se stesso. Si proiettò con ottimismo verso i brillanti anni ’80. Partì da Spagna ’82 anche la rinascita del calcio italiano che dalla metà degli anni ’80 fino ad almeno la metà dei ’90 era destinato ad assumere la leadership a livello internazionale. Germania 2006 è stata una storia diversa. Un momento di isolata felicità, una mera boccata di ossigeno per un paese e un sistema calcio ora come allora continuano a vivere momenti di grande difficoltà. Anche per queste ragioni Spagna ’82 resterà per sempre il mio Mondiale, Enzo Bearzot per sempre il mio CT.
Non avendo potuto ricordarlo a caldo a causa della pausa natalizia, voglio dedicare il primo pensiero del 2011 ad un grande italiano che non c’è più: Enzo Bearzot. Da quando, ormai più di venti anni fa, l’amore per il calcio si è trasformato in attività professionale la mia passione calcistica non si concentra più su questa o quella squadra di club. Gli unici momenti in cui libero volentieri il tifo sono quelli legati alla Nazionale. Tuttavia, non tutti i momenti felici vissuti assieme alla squadra azzurra mi hanno regalato le stesse emozioni. Molti di voi saranno d’accordo sul fatto che il coinvolgimento emotivo che la passione calcistica genera quando si è ragazzini difficilmente si ripete da adulti. E’ un modo per dire che la mia Nazionale più amata resterà per sempre quella di Enzo Bearzot.
Il giorno successivo alla scomparsa del nostro mitico CT, LA7 ha mandato in onda la versione integrale della telecronaca di Nando Martellini della finale di Spagna ’82. Negli anni avrò visto quella partita almeno un centinaio di volte. Era da molto tempo, però, che non mi capitava più di riviverla dal primo all’ultimo minuto. Al fischio finale, quando l’arbitro Coelho si è abbassato e ha abbrancato il pallone soffiandolo ai giocatori e decretando il trionfo azzurro, ho riprovato le stesse identiche emozioni di allora. Quando Martellini ha proclamato per tre volte “Campioni del Mondo” mi sono commosso, come immancabilmente accade tutte le volte che mi capita di rivedere quelle immagini: l’incredibile sfogo di Tardelli dopo il secondo gol, le funamboliche giocate di Bruno Conti, Bearzot portato in trionfo, il Presidente più amato dagli italiani e dai bambini, Sandro Pertini, esultante in barba ad ogni protocollo, che urla “non ci prendono più, non ci prendono più”. Rivedere per intero quelle immagini mi ha fatto uno strano effetto. Mi è sembrato un po’ come quando ci si ritrova dopo molti anni con alcuni parenti stretti con i quali, per una serie di ragioni, non ci si vede da tempo. Allora si vanno a rispolverare le fotografie, i vecchi video amatoriali girati un po’ alla buona. I giocatori dell’Italia come gente di famiglia, vecchi zii che si rivedono di tanto in tanto. Tutti raccolti, nell’occasione, per commemorare quello che a noi ragazzi di allora somigliava tanto al nostro: Enzo Bearzot.
Ripercorrendo le immagini di quell’Italia-Germania mi è venuto in mente che la prima Nazionale di cui ho piena contezza è quella di Argentina ’78. Avevo dieci anni allora e conservo nitide nella mente le immagini più significative di quel Mondiale. Non ricordo di avere mai visto una Nazionale bella come quella. Tecnica, rapida, organizzata, fresca. Non vinse ma l’avrebbe meritato. Il miracolo avvenne in Spagna. Nonostante la nostra squadra avesse fatto male nelle qualificazioni e nelle amichevoli, Bearzot andò avanti imperterrito per la sua strada. Lui era fatto così. Credeva nel gruppo, prima ancora che nelle qualità tecniche dei singoli giocatori. Prendete Paolo Rossi. Allora nessuno avrebbe scommesso una lira sulla sua rinascita. Figuriamoci dopo le prime tre gare della fase a gironi, in cui l’attaccante juventino era un fantasma e non stava in piedi. I fatti hanno dato ragione al CT: la sua cocciutaggine produsse la rinascita di Pablito che con i suoi gol ci fece vincere il Mondiale. Questo approccio non fu sempre indolore. Per difendere il suo gruppo Bearzot non esitò a favorire la pattuglia dei giocatori della Juventus, consentendo solo a pochi selezionati “estranei” un inserimento virtuoso: Bruno Conti, Antognoni, Graziani, Oriali e pochi altri. La costruzione del gruppo fece anche delle vittime. Alcuni calciatori di indubbio valore furono ingiustamente ignorati perché considerati non funzionali al progetto. Clamorosi i casi di Roberto Pruzzo, il bomber della Roma capocannoniere della serie A, e di Evaristo Beccalossi, talentuoso ed incompreso regista interista. Prima di loro un altro bomber, Pulici, artefice dei successi del Torino targato anni ’70, fu colpevolmente ignorato. Ma Bearzot aveva il coraggio delle scelte ed assumeva sempre su di se la responsabilità. Decideva e quando sbagliava si presentava alla critica a testa alta per pagare il suo conto. Sempre così, duro e puro, sempre onesto fino all’ultimo giorno. Soprattutto un grande padre per tutti i suoi giocatori. Nel corso degli anni ho avuto l’occasione di parlare di lui con molti dei suoi ragazzi: Zoff, Conti, Graziani, persino il povero Scirea poco prima che morisse. Tutti hanno sempre disegnato lo stesso ritratto: un grande padre, pronto a rimbrottarti se lo meritavi ma anche a buttarsi nel fuoco per difenderti. Per questo motivo, i suoi ragazzi gli dettero molto. Il patto sancito nello spogliatoio nelle ore precedenti Italia-Argentina, sfociato nel celebre silenzio stampa, fu alla base di quelle partite meravigliose grazie alle quali gli azzurri si laurearono Campioni del Mondo.
D’accordo, abbiamo vinto il Mondiale anche nel 2006. Io credo, però, che Spagna ’82 resti per sempre il Mondiale italiano per eccellenza. Un momento insuperabile. L’Italia provava faticosamente ad uscire dagli anni di piombo e il nostro calcio dallo scandalo del calcio scommesse, il più clamoroso visto fino ad allora. Dopo la vittoria dei ragazzi di Bearzot nulla fu più come prima. Era dai tempi euforici degli anni ’60 che il paese non ritrovava un motivo così serio per credere nuovamente in se stesso. Si proiettò con ottimismo verso i brillanti anni ’80. Partì da Spagna ’82 anche la rinascita del calcio italiano che dalla metà degli anni ’80 fino ad almeno la metà dei ’90 era destinato ad assumere la leadership a livello internazionale. Germania 2006 è stata una storia diversa. Un momento di isolata felicità, una mera boccata di ossigeno per un paese e un sistema calcio ora come allora continuano a vivere momenti di grande difficoltà. Anche per queste ragioni Spagna ’82 resterà per sempre il mio Mondiale, Enzo Bearzot per sempre il mio CT.
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